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TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESElectro Alternativ : Plein phares sur la scène berlinoise

À l’occasion du festival Electro Alternativ, « Aparté.com » est allé découvrir la scène berlinoise au Bikini avec le duo Modeselektor  précédé par l’albigeois Maureille. Report à quatre oreilles.

Photo Louis Derigon

 

Le festival Electro Alternativ a vu le jour il y a 13 ans, dans les années 2000. Au départ, « le projet est parti d’une caravane qui évoluait en Afrique de l’Ouest à la rencontre d’artistes », explique Olivier Ochem, fondateur de l’asso Regards, à l’origine du festival. À leur retour en France, l’équipe a commencé à organiser des « soirées », sortes d’embryon du festival. La première édition dElectro alternativ s’est déroulé en 2005 suite à l’amendement Mariani —mais finalement jamais adopté— qui visait à confisquer le matériel sound system implanté sans autorisation préfectorale. Le but ? « Amener un cadre juridique légal dans les musiques actuelles pour faire valoir ce courant musical ». Le premier festival est organisé en plein air et hors de la ville. Au fur et à mesure, une reconnaissance a lieu et permet d’attirer les festivaliers et les artistes dans le centre-ville.

 

« L’idée est de montrer une large palette de la culture électronique, avec plusieurs intervenants, en art plastique, différentes performances, … », Olivier Ochem.

 

Aujourd’hui, le festival bénéficie d’une vraie légitimité dans la culture toulousaine. Il fait notamment venir des artistes internationaux de grand nom. C’était notamment le cas de cette soirée de jeudi soir avec l’invité de la scène électro alternative berlinoise : Modeselektor.

 

Photo Louis Derigon

 

L’ électro éclectique de Maureille

En ouverture de l’inédite performance du duo allemand Modeselektor ce jeudi 14 septembre 2017 à Toulouse, l’albiegois Maureille a proposé un répertoire bien différent de ses créations propres au public déjà bien motivé du Bikini. Habitué du lieu, cet artiste et producteur de sons « à tendance techno acide/électro’‘ lance son projet il y a deux ans, au départ en duo. La suite de l’histoire, il la raconte seul.

 

« Si je produis et crée la même chose, je deviens fou ! », Maureille.

 

Dès 2016 il créé son propre label de musique, Kolkoz Record et se tourne vers de la techno plus industrielle. Pourtant ce choix ne satisfait pas l’artiste qui ne cesse de différencier ses compositions de son travail de producteur trop souvent en conflit et concurrence. « Si je produis et créé la même chose, je deviens fou ! », confesse-t-il. La solution pour lui sera alors de continuer dans les sonorités électroniques tout en évoluant vers quelque chose de plus éclectique. Influencé depuis son jeune âge par des groupes progressifs des années 70, il trouve là un équilibre avec ses créations auxquelles il ajoute des tonalités électro acoustique. Maureille, ce qui l’inspire, ce sont « des trucs d’il y a 20 ans », de vieux labels hollandais ou encore une partie de la scène rave anglaise. Une génération qui a vu débuté l’électronique et toutes les possibilités que celle-ci offrait. Aujourd’hui, c’est vers la scène allemande dite EBM pour Electronic Body Music, mêlant les éléments sonores de la musique post-industrielle et du synthpunk qu’il se tourne pour ses compositions.

 

Maureille a produit une première partie envoûtante – Photo Louis Derigon

 

Son ressenti vis-à-vis de sa performance en première partie de Modeselektor ?

Il nous avoue avoir adapté sa sélection musicale au duo Berlinois et « adore les écouter » ainsi que « de la techno pour gagner en influence ». La notoriété, ce n’est en effet pas ce qui manque au duo Modeselektor venu faire vibrer le sound system du Biko. Né de la rébellion allemande post-guerre froide, le duo Modeselektor a présenté au public du Bikini trois heures de set allant de l’IBM à la techno. Un vrai jonglage musical. Durant la performance, on ressent une réelle connexion entre le public et le duo berlinois, qui en d’ailleurs profité pour payer sa tournée en plein set.

 

Modeselektor, une connexion avec son public – Louis Derigon

 

Par Marie Crabié et Éva Battut

Article rédigé par Éva Battut

Journaliste en herbe, je touche un peu à tout. Je m’intéresse plus particulièrement à la culture urbaine et aux sujets de société autour des migrations, du féminisme et des mouvements sociaux.

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