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TEMPS DE LECTURE : 17 MINUTESEn Aparté avec … Doolin’, les Français qui revisitent la musique irlandaise

De retour de Nashville, Doolin’ revient au Bikini raconter son voyage, à l’origine de son nouvel album. Entre musique irlandaise et musique actuelle, rencontre avec ceux qui, par d’habiles mélanges de styles et de cultures, font évoluer la scène traditionnelle irlandaise.

Doolin’, entre musique traditionnelle et musique actuelle – Photo Bernard Benant

 

Aparté.com : On a été surpris de trouver « le port d’Amsterdam » sur votre album. Pourquoi cette chanson-ci en particulier ?

Nicolas : C’est une bonne question, parce que c’est la seule chanson qui sort du cadre qu’on s’était fixé, celui de l’émigration irlandaise pour fuir la famine. Déjà concrètement, c’est notre label américain qui a voulu qu’on la joue. Alors on a réfléchi, ça faisait deux ans qu’on travaillait sur ce thème de la grande famine et là fallait jouer ce morceau… Mais on s’est dit que l’ambiance du port d’Amsterdam finalement, devait ressembler à celle d‘Ellis Island, le port de New York où les émigrés irlandais arrivaient. C’est pareil pour le morceau de Dylan qu’on reprend, « Ballad of Hollis Brown ». Il parle d’une famille pendant la Grande Dépression, c’est toujours pas l’Irlande mais ça entre dans un décor qui sied à l’album.

 

Aparté.com : Comment on interprète une chanson de Jacques Brel après Jacques Brel ?

Nicolas : C’est une chanson faite pour la scène. Jacques Brel ne l’a jamais enregistrée en studio. Bon, nous on a dû l’enregistrer à la demande de notre label, mais on a pu avec nos instruments l’arranger comme on voulait. C’était une façon de mélanger la culture française et la culture irlandaise. En fait c’est plus une question d’adaptation que d’interprétation. Après, elle reste beaucoup mieux sur scène.

L’Irlande s’invite au Bikini – Photo Virginie Lozano

 

Aparté.com : Et cette musique irlandaise, votre marque de fabrique, comment est-ce qu’on la fait exister aujourd’hui ?

Nicolas : C’est pas facile. Nous, on aimerait que Doolin’ soit admis comme un groupe de musique actuelle, et pas de musique irlandaise. Ce qui est vrai en soi. On est tous issus d’un milieu musical différent. Moi je joue du punk rock dans un autre groupe, j’adore la musique classique, je fais aussi un peu de jazz… Quand on nous dit qu’on est un groupe de musique irlandaise, ça nous ramène à une réalité qui n’est pas celle qu’on vit. Encore moins sur scène, parce que Doolin’ sur scène c’est presque du rock ! Ou bon allez, du pop rock.

Les groupes de musique irlandaise sont alignés ou alors même assis sur scène, c’est carrément un autre univers. Nous on est plus libres vis-à-vis de notre attitude sur scène. D’un autre côté, « musique irlandaise » ça permet de définir Doolin’. On a quand même besoin d’un genre d’étiquette, parce qu’on est pas assez connus. Peut-être qu’un jour on aura plus besoin d’expliquer, qu’un jour quand quelqu’un dira Doolin’ les gens sauront de suite de quoi on parle, ce sera un style en lui-même.

 

« On fait cohabiter plein de styles différents, les nôtres. »

 

Aparté.com : Est-ce que c’est dans cette optique, celle de faire vivre la musique irlandaise, que vous racontez l’histoire de l’Irlande ?

Nicolas : Ça c’est un thème qui nous a tout de suite inspiré. C’était forcément l’histoire de l’Irlande, et pas celle d’un autre pays, puisque le lien avec l’Irlande est central dans notre musique, déjà avec les instruments. Mais si on a une histoire à raconter c’est d’abord celle de l’Irlande.

En fait Doolin’ a deux facettes : celle de la musique irlandaise et une autre qui se veut plus universelle. On raconte l’Irlande, mais on raconte aussi l’histoire de ces irlandais qui sont partis de chez eux pour fuir la famine, qui sont arrivés aux États-Unis avec leur musique qui s’est mélangée ; ils ont rencontré des allemands, des autochtones indiens, des noirs qui jouaient du blues… Et leur musique est revenue en Irlande sous forme par exemple de rock, qui est une musique composite. Avec Doolin’ on veut se servir de l’Irlande comme fil conducteur, comme outil, pour créer quelque chose de mélangé, qui nous permet de bouger sur scène. Et l’histoire de l’Irlande qu’on raconte est mélangée à d’autres histoires.

Aparté.com : Du coup, parler de l’histoire de l’Irlande quand on fait de la musique irlandaise, c’est un passage obligé ou ça reste quand même un parti pris ?

Nicolas : C’est un engagement. Après, on ne raconte rien de politique. De toute façon, l’aspect social ou politique ne prend jamais le pas sur la musique. Elle existe dans n’importe quelle situation, peu importe le contexte. Sur les bateaux qui partaient d’Irlande vers les États-Unis, les irlandais crevaient de faim mais ils sortaient leurs violons et dansaient la gigue. C’est fascinant ce côté très mélancolique mêlé à quelque chose de très festif.

 

« C’est un peu à l’image de notre musique : partir de l’Irlande pour arriver à quelque chose de plus universel. »

 

Aparté.com : Doolin’ a fait un don à l’association Grameen [Grameen Foundation, organisme qui lutte contre la pauvreté et la faim, ndlr]. Comment vous le liez à votre musique ?

Nicolas : C’est en cohérence dans le sens où, quand on a mis notre nez dans les bouquins qui racontent la famine, on a été touchés, forcément. On s’est dit, ça s’est passé y a à peine cent soixante-dix ans, comment c’est possible qu’on ait laissé tous ces gens crever de faim. Comme ça nous a révoltés, et que ça se passe encore aujourd’hui, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose. C’était trop facile de dire ‘c’est révoltant’ et puis de rien faire. Et puis on a une espèce de dette aussi. Accaparer cette histoire de famine pour créer, c’est normal de rendre, puisqu’on s’en est servis. Mais avant ça aucun de nous n’avait jamais eu de démarche humanitaire.

 

Aparté.com : Vos voyages sont à l’image de cette émigration ?

Nicolas : Oui, c’est ce qui nous a mis le pied à l’étrier. Avant on ne voyageait pas, et grâce à ça on s’est rendus compte qu’en plus d’avoir une passion pour la musique, on avait une passion pour le voyage. On rencontre des gens très différents, c’est formidable, et depuis on repense complètement notre musique.

Doolin’ au complet – Photo Virginie Lozano

 

Aparté.com : Est-ce que c’est cette histoire d’émigration irlandaise qui vous a donné envie d’enregistrer aux États-Unis, ou est-ce que c’était prévu avant ce voyage ?

Nicolas : On a été inspirés par cette histoire qui nous a donné envie de partir. Mais c’est d’abord la rencontre avec le label qui a été déterminante. On les a rencontrés dans un festival, ils nous ont proposé de venir enregistrer. Ils nous disaient que si ça leur plaisait ils le signeraient, mais c’était surtout pour l’expérience que ça allait être. Aller à Nashville, enregistrer avec d’autres musiciens… C’était intéressant, d’autant plus que cet album n’aurait pas eu la même légitimité si on l’enregistrait dans le Gers.

Et puis, Nashville, ça fait quand même plus rêver que notre village du Tarn. En plus ça fait effet sur les journalistes. On aurait pas eu les quatre f dans Télérama sans ça, si on avait pas enregistré avec des musiciens qui ont joué avec Ray Charles et qui collectionnent les Grammy Awards. Bon, mais c’est vrai que si on l’avait enregistré dans le Gers, de toute façon l’album aurait pas sonné pareil.

« Et puis notre métier c’est un peu de faire rêver les gens. »

 

Aparté.com : Vous avez déjà joué ailleurs qu’en France. Comment la musique traditionnelle s’inscrit dans la culture locale, par exemple aux États-Unis ou en Angleterre, dans quel lieu elle est jouée, pour quel public, est-ce qu’il y a des différences ?

Nicolas : Je vais commencer par l’Irlande. Déjà c’est surtout une musique de session. C’est-à-dire que les irlandais n’ont pas vocation à être connus. Sur le grand nombre de groupes irlandais, peu se produisent à l’international sur de grandes scènes. Beaucoup de musiciens très talentueux jouent dans des sessions dans des pubs. C’est une musique qui se transmet comme ça. Tu t’assois à côté d’un papi, il va t’apprendre. ‘Tiens tu le connais celui-là ?’. C’est une tradition orale générationnelle.

Donc il y a ça. En Angleterre, il y a eu quand même un mouvement de renouveau dans la pratique de la musique irlandaise. Mine de rien, il y a eu beaucoup d’émigration vers l’Angleterre. Donc il y a eu un revival assez sympa. Ça bouge, il y a beaucoup de musiciens anglais qui sont d’origine irlandaise. La preuve, à l’époque, j’ai vécu à Londres en 88, 89, dans les pubs il y avait marqué ‘interdit aux chiens et aux irlandais’ . Non mais c’est vrai je l’ai vu de mes yeux. Mais maintenant, on se porte bien.

« Pour avoir fait toutes sortes de salles, toutes sont bien, ça dépend des gens dedans et de ton humeur à toi bien sûr. Il y pas de recette. »

En Europe du nord, Allemagne tout ça, on se porte très bien aussi. Nous notre rêve ça serait de participer à un changement, faire jouer la musique irlandaise sur de grandes scènes comme on le fait ce soir au Bikini. C’est-à-dire que quand on joue en Allemagne par exemple on joue beaucoup plus souvent dans des théâtres ou des églises que des salles comme ça.

Aux États-Unis c’est un peu différent, il y a un peu des deux. La communauté irlandaise étant tellement importante, c’est la première communauté blanche aux États-Unis par ramification généalogique, la musique irlandaise là-bas c’est sous forme de très gros festivals. Des dizaines, centaines de milliers de personnes, comme on peut voir ces grands festivals américains à ciel ouvert. C’est comme ça l’été, mais l’hiver on revient dans des salles plus modestes, des théâtres… C’est un peu le truc, ce n’est pas encore assimilé vraiment comme une musique pop, à moins de s’appeler les Pogues bien sûr, qui sont affichés plus pop-rock qu’irlandais.

 

Aparté.com : Vous avez joué en festival. Vous avez aussi joué dans des cadres plus intimistes, plus petits, des bars. Est-ce qu’il y a une grosse différence entre les deux ? Laquelle ?

Nicolas : A l’époque de Doolin’ non, on ne fait plus des pubs parce que ça ne serait plus cohérent avec ce qu’on veut faire, même si on y prend beaucoup de plaisir, c’est pas la question. C’est des choses qui nous dépassent un peu malheureusement…  Mais nous on aime les deux. Ce soir ce qui va être génial c’est que la salle va être pleine, on le sait, on a le chiffre. Donc là tout d’un coup il y a quand même une convivialité.

De retour de Nashville –  Photo Bernard Benant
 

Aparté.com : Qui existe quand même, même s’il y a beaucoup de monde ?

Nicolas : Oui tu vas le voir ce soir. Je crois pour être honnête que tu peux te faire chier dans un pub plein à craquer, comme tu peux te régaler dans un pub où il y a dix personnes mais qui sont là pour s’éclater. Il y a un truc qui passe, ce jour-là t’es au top de ta bonne énergie. Il n’y a pas de secret.

On a joué dans un festival de quinze mille personnes cette été en Galice. Je dis pas qu’on s’est fait chier, pas du tout, mais c’est tellement spécial, les gens gueulent, on a plus du tout la même écoute. Là tu es un pantin sur scène, tu fais des gestes, il faut exagérer tout ce que tu fais pour que ça ait un effet. Alors qu’ici on est au naturel quoi, et dans un pub encore plus. Pour avoir fait toutes sortes de salles, toutes sont bien, ça dépend des gens dedans et de ton humeur à toi bien sûr. Il y pas de recette.

Nous par exemple on nous demandé souvent si on préférait jouer devant un public assis ou debout. Les deux sont géniaux, parce que on joue pas du tout de la même façon, quand les gens sont assis on va jouer plus musicalement, avec des nuances.

« Là, on va être obligé d’être rock & roll quoi. »

 

Aparté.com : Du coup sur votre album, vous avez fait beaucoup de collaborations, c’est presque un collectif. Comment ça s’est mis en place ?

Nicolas : Carrément ouais. Grâce à notre label, surtout grâce à notre réalisateur artistique John Doyle qui est un des musiciens irlandais les plus connus au monde et surtout aux États-Unis. Forcément il y a des gens qui lui font confiance. Il a fait écouter nos morceaux, ça a plu à ces gens-là et ils ont eu envie de collaborer.

Ce qu’il y a eu de miraculeux c’est que c’était des personnes qu’on admirait et avec lesquelles on pensait qu’on ne jouerait jamais. Le batteur de Ray Charles, j’ai été bercé toute ma vie par les musiques de Ray Charles, mon père écoutait ça depuis toujours. Si on m’avait dit un jour que je jouerais avec le batteur de Ray Charles, j’aurais dit, non ce n’est pas possible. C’était un rêve, un gars adorable. Jerry Douglas, qui est le plus grand joueur de dobro au monde. Le mec qui a joué avec Simon and Garfunkel, quatorze Grammy Awards. Enfin voilà, après ça se passe bien.

C’est des gens qui sont des musiciens, c’est tout. Ce ne sont pas des stars, c’est des musiciens, ils aiment la musique et puis c’est tout. Ils sont d’une simplicité, beaucoup plus simples que nous tous, c’est des gens qui ont atteint un tel niveau que, pour eux, la musique c’est : tu prends un instrument et tu joues. C’est une façon de pouvoir vivre la chose.

Doolin’ sur scène c’est presque du rock ! – Photo Virginie Lozano

 

Aparté.com : Quel intérêt il y avait à l’origine de collaborer avec tous ces gens-là ?

Nicolas : L’envie. Si tu veux on a ce ‘défaut’, cette qualité et ce défaut d’être amoureux de tellement de musique que là, je crois que nous on va profiter. Là on vient de signer avec un agent artistique néerlandais. On a déjà posé des options pour qu’il y ait le chanteur des Pogues sur le prochain album. Sharon Shannon, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, des gens comme ça. Parce qu’on a envie de collaborer avec des gens qu’on admire. Et si grâce à certains intermédiaires on a possibilité de le faire, on ne s’en privera pas quoi. Parce qu’on est avant tout fans quoi. Je pense que tous les musiciens sont des fans. Jerry Douglas il devait être fan d’autres musiciens, le batteur de Ray Charles doit être fan d’autres types, qui sont malheureusement morts là pour le coup.

Comme cette construction positive que l’on vit en ce moment, qui arrive un peu sur le tard ; j’ai presque 50 ans, ce n’est pas comme si j’en avais 23. Je vais croquer la pomme à pleine dent avant qu’on ait plus de dents pour la croquer. On est beaucoup plus boulimiques de ça, parce qu’on est pour certains d’entre nous impatients. Moi, je sais que si je peux jouer avec des gens que j’admire, je ne vais pas me dire ‘ouais mais ça sera mieux pour le prochain album parce que celui-là on va le juste le faire entre nous’. On prend et puis on verra bien.

« Le jour ou y aura plus personne pour jouer avec nous, on le fera tout seul. »

 

Aparté.com : Le fait de mixer la musique traditionnelle avec tout ce que vous faites, rock, pop etc., est-ce que les codes de la musique traditionnelle aujourd’hui évoluent encore ? Est-ce que c’est possible de les faire évoluer ?

Nicolas : Carrément ouais. La musique traditionnelle, il y a deux façons de la voir. Je pense que les deux façons sont indispensables. Il y a la tradition orale, générationnelle, lente, douce qui permet la passation. La musique se transmet proprement. Il n’y a pas de déchet. Les morceaux, le style ne se perdent pas trop. Ça c’est indispensable. Ça, c’est bien que ce soit les gens du pays qui le fassent, eux sont bien placés pour le faire. Ils ne jouent pas la musique irlandaise comme on la joue. A eux de la transmettre. Moi si je me mets entre les deux générations, je vais foutre le bordel.

Aujourd’hui, les jeunes groupes irlandais passent leurs journées, ou leurs soirées plutôt, dans les pubs à apprendre des aînés. Ils ont un niveau monstrueux, c’est génial. Avec beaucoup de style irlandais. Mais quand ils font un groupe de trois quatre copains, un groupe comme Doolin’, tous d’un coup même s’ils ont vingt-cinq ans le potentiel, entre guillemet, d’amener de la modernité, il est faible. Mais ce n’est pas un reproche. C’est logique. Parce que là les mecs, tous les jours on leur transmet le style ancien qui est passé par cette voie orale et générationnelle.

Nous on arrive, on n’est pas irlandais, on peut passer du point A au point Z si ça nous chante. Donc ça les irlandais nous l’envient. Parce que ils ne peuvent pas le vivre eux. Ils nous aident dans ce sens. Ils trouvent que c’est génial de pouvoir le faire.

« On peut mettre un morceau irlandais et mettre du rap dessus, avec des accords jazzy, funk. »

 

Aparté.com : Eux ils vous aident dans ce sens-là ?

Nicolas : Carrément. Je ne veux pas faire de la psychologie de bazar. Mais on se rend compte que dans la vie, on admire un peu, ou en tous cas on est attiré, par les gens qui font ce que nous on ne peut pas faire. Quand t’es gamin que tu ne peux pas fumer, tu voir le grand qui fume. Tiens, lui, il est fort, il est balaise.  Les gens en Irlande sont intéressés par ce qu’on fait parce que justement, ces codes, on a pas besoin de les respecter.

Donc on fait des choses qu’ils ne peuvent pas faire. Ça les fait kiffer quelque part. Et nous réciproquement ce qui nous fait kiffer c’est de voir le style… En Irlande, sur dix personnes il y a neuf musiciens. Il y a des gens avec un talent incroyable. Eux travaillent un style et nous on en travaille plusieurs. L’efficacité ne se porte pas du tout sur les mêmes choses. Pour nous elle se porte plus sur ce qu’on peut apporter de modernité, de diversité.

On s’est souvent disputés. Certains d’entre nous étaient plus traditionnels. Ce débat nous a fait réfléchir à la question, au final pour se dire qu’on avait tous raison. Il y a deux voies. Et je crois très sincèrement que c’est très difficile de faire les deux en même temps. Nous on a un lien avec le côté traditionnel, on prend des thèmes, des rythmes. Il faut qu’on ait un certain niveau. Quand on joue avec des irlandais ou devant des irlandais, pour qu’on fasse partie de la famille. Le niveau il est nécessaire, le niveau traditionnel il est indispensable. Tu ne peux pas rentrer en arrivant, jouer deux accords, sol, do et voilà… Malheureusement, c’est une musique exigeante. Il y a quand même cette nécessité.

« Je crois qu’il n’y a pas cinquante façons d’aborder la musique traditionnelle. Soit dans la pureté… soit comme nous. »

Article rédigé par Julie Perrot

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