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Depuis la Cité de l’Espace, le retour sur Terre de Thomas Pesquet

HOME SWEET HOME – Après plus de six mois et demi de mission sur l’ISS, l’astronaute français Thomas Pesquet est enfin de retour sur Terre. À la Cité de l’Espace, plusieurs milliers de personnes sont venus assister en direct à l’atterrissage du spationaute rouennais et du russe Oleg Novitskiy.

Pour l’occasion, la Cité de l’Espace était en accès libre pour le public – Photo Clément Gruin – Aparté.com

 

196 jours de mission Proxima,  3136 rotations autour de la Terre, soit plus de 127 millions de km parcouru. Thomas Pesquet (ESA) a atterrit sans difficulté à l’heure à 16h10 (heure de Paris) sur les steppes du Kazakhstan. À la Cité de l’Espace son retour a été accompagné par de chaleureux applaudissements.

À proximité de l’exposition temporaire Astronautes, un plateau TV était installé et un panel d’experts est venu commenter le retour sur Terre de l’astronaute français et de son confrère russe, Oleg Novitskiy. Plus tôt dans la journée, à 09h31 (toujours heure de Paris), l’écran géant retransmettait en direct l’entrée des deux spationautes et la fermeture de l’imposante porte ronde située sur la partie haute —surnommée « la boule »— du véhicule Soyouz MS-03. Après plusieurs heures consacrées aux vérifications d’étanchéités du vaisseau, la procédure du désamarrage de la capsule russe par rapport à l’ISS s’est déroulée à 12h47 et sans encombre.

 

 

Afin de se prémunir contre tout risque de déshydratation, les ex-locataire de l’ISS ont ingurgité très précisément « six gélules de sel, soit un total de 6 gr, et beaucoup d’eau », explique au micro Olivier Sanguy, journaliste spécialisé sur les questions relatives à l’espace.

 

/// Pour aller plus loin, En Aparté avec … Claudie Haigneré, la première et unique astronaute française

 

Chaque étape de la check-list doit être respectée. « Pour le vol retour, j’ai resserré cinq fois ma ceinture. Arrivé sur Terre, le choc était si important que j’ai compris pourquoi il a fallu que je serre plusieurs fois les sangles », se souvient Michel Tognini, spationaute français (CNES) et auteur de deux missions. La première avec Antares (1992) —aller-retour en Soyouz— sur la station spatiale russe Mir  et la seconde avec STS-93 (1999), aller-retour en navette Columbia de la NASA.

Michel Tognini a été chef du Centre des astronautes européens à l’ESA entre 2005 et 2011 – Photo Clément Gruin, Aparté.com

 

À 50 km, la vitesse est de 900km/h. Thomas va être « écrasé dans son siège, il va recevoir près de 4G », poursuit le médecin des astronautes Bernard Comet. À l’intérieur du Soyouz, « on sent les flammes, les vibrations », précise Michel Tognini. À l’extérieur, la température est de 1600°c alors que l’intérieur on avoisine les 40°c. Quand le parachute s’ouvre, la dernière phase de descente dure dix minutes. Quant à la vitesse, elle diminue pour atteindre les 27 km/h.

À bord de la Station spatiale internationale, Thomas Pesquet a réalisé soixante expériences en coopération avec les scientifiques du Cadmos basé à Toulouse. À cela, le spationaute de l’Agence spatiale européenne a eu le privilège d’accomplir deux sorties extra-véhiculaires, des missions nécessaires pour l’entretien de la Station dont sa création remonte à 1998.

Demain vers 04h00, Thomas Pesquet se rendra à Cologne en Allemagne au Centre européen des astronautes (EAC) puis au laboratoire Envihab du Centre aérospatial allemand (DLR) où « l’équipe médicale de l’ESA surveillera sa réadaptation à la gravité après plusieurs mois passés en apesanteur ; des chercheurs poursuivront le programme scientifique engagé en recueillant des données au cours de la phase de réacclimatation de l’astronaute », fait savoir l’Agence spatiale européenne.

La première conférence de presse à laquelle participera Thomas Pesquet doit avoir lieu à l’EAC le mardi 6 juin, 10h30 heure de Paris.

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