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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESEn Aparté avec … Adam Laloum

En février 2017, le pianiste toulousain Adam Laloum remportait une Victoire de la musique classique dans la catégorie « soliste instrumental de l’année ». Rencontre.

 

Photo Carole Bellaiche

 

À noter qu’Adam Laloum se produira aux côtés de l’Orchestre national du capitole de Toulouse le vendredi 16 juin à 20h à la Halle aux grains, dans le cadre d’un concert caritatif (au profit de la recherche sur le cancer), sous la direction de Maxim Emelyanychev. Au programme de ce concert :
– le Concerto pour piano n°2 de Brahms
– la Symphonie n°7 de Beethoven

∗*∗

Aparté.com: Quel a été l’élément déclencheur qui a fait que vous vous êtes tourné vers la musique ? Avez-vous grandi dans un environnement familial sensible à la musique ?

Adam Laloum: J’ai été très vite attiré par la musique, il se trouve que mes parents ont toujours écouté de la musique dans notre foyer, j’étais un enfant assez turbulent et je dansais très facilement sur n’importe quel type de musique. J’ai appris le solfège comme on apprend à lire à l’âge de 7 ans mais le piano est arrivé un peu plus tard dans mon enfance.

La musique est un Monde de sons, une forme de poésie infinie car la barrière de la langue n’existe plus. Aussi ce que la musique nous fait n’appartient qu’à nous, et c’est toujours extraordinaire de voir comment chacun réagit devant une œuvre musicale, comment une phrase peut avoir différentes expressions selon les individualités. C’est un Monde ouvert. L’infinité de possibilités interprétatives peut faire peur aussi, c’est un éveil spirituel permanent.

 

Aparté.com: 2017, vous recevez enfin une Victoire de la musique classique. Avec le recul, qu’est-ce que cela fait ?

Adam Laloum: C’est une belle distinction je m’en réjouis beaucoup! Ayant une vie musicale bien remplie depuis quelques années, je ne peux pas dire qu’il y ait un « avant » et un « après ». Mais oui c’est toujours très réconfortant.

 

Aparté.com: Vous avez créé le festival de musique de chambre à Lagrasse, pourquoi l’avoir créé et pourquoi dans ce lieu ?

Adam Laloum: Ce projet a vu le jour il y a un an et demi à peine, et c’est le fruit d’un vrai coup de foudre entre les habitants de Lagrasse et notre petite famille de musiciens. Tout là-bas se fait sous le signe de la convivialité et de cette passion commune de partager la musique.
Bertrand (Chamayou, NDLR) et moi avons fait nos premiers pas aux festivals de Deauville et de Cordes sur Ciel, notamment grâce à la confiance qu’Yves Petit de Voize nous accordé. Ça me paraît naturel aujourd’hui de contribuer à la vie d’un festival de musique. Je voudrais féliciter tout particulièrement toute l’équipe du festival grâce à qui ces concerts ont lieu, ils se battent toute l’année depuis bientôt trois ans, c’est une grande chance de travailler avec eux.

Photo Carole Bellaiche

 

Aparté.com: Comment est-il possible de populariser la musique classique ?

Adam Laloum: L’enfance est toujours une période importante dans la construction des goûts et des sensibilités futures. Je regrette de voir la moyenne d’âge toujours aussi élevée aux concerts, cela m’inquiète pour les années à venir… Je n’ai pourtant pas l’impression de vivre coupé du monde. Il est essentiel que les enfants aient accès aux concerts, je pense qu’un encouragement doit être fait dans ce sens. Certaines choses sont déjà faites grâce à la nouvelle Philharmonie, cela me paraît vital que les structures qui en ont les moyens aillent dans ce sens.
La musique est un langage spirituel, elle panse les plaies. Il m’arrive souvent de parler avec des gens qui assistent pour la première fois à un Concert de musique classique. Et quel que soit leur âge ou leur contexte social, ils ressentent des choses, ils évoquent parfois des souvenirs, mais ils ne sont jamais indifférents. En tant que musicien, j’ai souvent le sentiment de trimbaler avec moi un grand musée, mais il continue de me parler aujourd’hui, à éveiller mes sens, alors je continue.

 

Aparté.com:  Retournez-vous à Toulouse ? Quel est le lieu que vous préférez ?

Adam Laloum: Oui j’y retourne assez régulièrement! J’aime beaucoup marcher dans le vieux Toulouse et je fais souvent un petit arrêt au Bol bu pour une bonne crêpe et un bon thé.

 

Aparté.com: Quels sont vos projets professionnels ?

Adam Laloum: Continuer à faire ce que je fais déjà, des concerts, des enregistrements, Lagrasse… le prochain album qui sortira sera en Trio (Brahms trio opus 8 et Dvorak Trio dumky par le Trio Les Esprits chez Mirare). Travaillant désormais sous le label Sony j’aurai la chance d’enregistrer cet été les deux Concertos de Brahms chez Sony avec le Rundfunk Sinfonieorchester de Berlin et avec la complicité de Kazuki Yamada à la baguette.
Parmi mes projets je peux aussi vous dire que je jouerai dans les mois à venir pour la première fois avec l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre National de Belgique, le Luzerner Sinfonieorchester, mais aussi des récitals au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan, au Konzerthausorchester de Berlin, au KKL de Lucerne, au Théâtre des Champs-Élysées, etc.

Aparté.com: Merci Adam Laloum pour cette interview !

Article rédigé par Kevin Figuier

Sur les Internet et sur papier.

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