Home >> À la une >> En Aparté avec >> TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESPortraits croisés, Dale Cooper et Komeme

TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESPortraits croisés, Dale Cooper et Komeme

Dale Cooper ne se présente plus, il enchaîne les dates toulousaines et anime la ville rose depuis maintenant quelques années avec ces soirées Toulouse House Nation. Komeme se veut moins connu, mais très prometteur. Quelques nuits folles avec son duo Van Daag, et il tente sa chance en solo. Aparté les a réunis.

Après une première soirée jazz très réussie au Pub O Clock, Aparté s’obstine à vous faire danser ce weekend. Ce vendredi 21 avril, c’est au Moor que les cocottes ont lâché les amarres. Jusqu’à 2 heures du matin, Komeme, Monodominical et Dale Cooper se partageront les platines.

Pour l’occasion, Dale Cooper et Komeme se sont prêtés à l’exercice des portraits croisés. Le principe est simple. Une question, deux réponses. Chacun son tour, les deux passeurs de tracks se renvoient la parole. Compris ? C’est parti !

 

Aparté.com : Qu’est-ce que vous avez préparé pour ce soir ?

Dale Cooper : Comme d’habitude, mais en plus Chicago que New-York pour le coup. Je vais passer des trucs un peu plus Acide House, un peu moins chaleureux et un peu plus mûrs en quelque sorte. Pour la fin, j’aimerai bien passer de la Ghetto House pour changer. Je ne sais pas si je vais le faire ou pas. Je voudrai finir sur des tracks beaucoup plus rapides avec des 140, 145 voire 150 DPM. Des morceaux très sexe, très crades. Paul Johnson, DJ Funk, etc. J’ai envie de me lâcher un peu comme je joue en dernier et que c’est dans une cave. Je veux rendre les gens fous à la fin, je vais tenter ce truc.

Komeme : Lourd, lourd, lourd. Je vais partir sur des trucs assez musicaux et assez calmes parce que je fais le warm up du 21 à 23 heures. Il ne faut pas brusquer les gens, pas trop en tout cas.

Dale Cooper : Pour le coup, toi c’est le contraire de ma dynamique, ouais.

Komeme : C’est ça, je vais monter en puissance petit à petit et gentillement pour faire danser les gens.

Aparté.com : Comment vous définiriez la musique de l’un et de l’autre ?

Dale Cooper : Ah, c’est une première question très dure. C’est un amoureux, comme moi, de House Garage sauf qu’il joue un style beaucoup plus contemporain. On retrouve les influences de New-York avec une rythmique breakée. Mais il aime aussi passer de la House filtrée, il y a ce côté très French Touch fin des années 1990 dans ces mixes.

Komeme :  Pour moi, le style de Dale c’est passer des grands classiques toujours dans l’esprit des années 90, New-York, Chicago, Détroit. Autant des trucs qui passent en club, et des petites découvertes. C’est toujours agréable à écouter. On se retrouve sur pas de mal de choses, mais c’est vrai que je suis un peu plus moderne en général.

 

Et Monodominical, vous en pensez quoi ?

Dale Cooper : J’ai écouté son EP, c’est assez varié. Ça a l’air musical, mais pas vraiment dansant. Je pense qu’on va se compléter assez bien. Avec une bonne ambiance pour commencer la soirée avec Komeme.

Komeme : Bon après, ça ne veut pas dire qu’il va jouer ça en set. Il vient d’un label assez cool House Plants Records, donc ça risque d’être bien.

 

/ / Souvenez-vous, Komeme avait sorti sa playlist du moment avec son confrère de Van Daag

 

Pour revenir sur vous, comment avez vous commencé la musique ? Quelles étaient vos inspirations ?

Dale Cooper : Oula, j’ai commencé à 16 ans. J’ai eu la malchance d’être très isolé au niveau musical. J’ai fait une rencontre d’un gars avec qui j’ai commencé à mixer. Ma première soirée publique, c’était à 18 ans à Montauban avec ce mec. Au début, j’étais plus dans la Deep House des années 97. J’aimais beaucoup les labels de Chicago. J’ai commencé par des trucs très musicaux, assez proches du jazz avec beaucoup d’arrangements. Je mixais sur CD à l’époque parce que je n’avais pas beaucoup d’argent et que je n’avais pas accès à des disquaires spécialisés. On téléchargeait sur internet ou on se rendait à la Fnac. J’ai redécouvert plus tard les vinyles, l’objet et le son particulier.

Komeme : J’étais plutôt rock au lycée, même si j’écoutais de la musique électronique grand public comme Ed Banger et les classiques que tout le monde écoutait. Je me suis penché sur la musique électronique et rapidement exclusivement sur la House. J’ai commencé à mixer avec des potes sur un contrôleur. On découvrait la musique en même temps que le mixe. Ça se faisait en parallèle.

 

Vous êtes tous les deux membres des Chineurs de Toulouse, vous pouvez nous parler du collectif  ?

Komeme : Les Chineurs de Toulouse découlent de la Chinerie au niveau national. Le principe c’est de partager les tracks, les artistes, des nouveautés et des vieux trucs aussi à travers les groupes FB, chineurs de Techno, de House et autre. À l’échelle de Toulouse, c’est plus le côté humain. On organise des soirées, des apéros pour rencontrer les gens et faire venir les artistes nationaux qu’on aime bien et qui correspondent à l’esprit de la Chinerie. Les idées de partage, d’échange et de communauté.

Dale Cooper : La Chinerie a surtout importé un côté décalé et pas prise de tête à la musique électronique. On le voit dans nos visuels, on invite tout le monde à venir rigoler avec nous. On est sérieux, mais on essaie toujours de l’être avec beaucoup  d’humour.

Komeme : Il y a ce côté proximité avec le public. On veut déconner avec tout le monde, il n’y a pas de hiérarchie dans le groupe. On veut être très fédérateur et rassembler des gens de tous les labels toulousains. On essaie de trouver des lieux toujours plus cools et faire vire Toulouse.

 

Quels sont vos derniers coups de cœur ou trouvailles chinés sur le web ?

Dale Cooper : On partage régulièrement des trucs, et ma dernière découverte, c’est une track sorti en 1995 sur le label Imperial Recordings, un label de Londres. C’est un titre de Garage House.

Komeme : Je ne me souviens pas de ma dernière track partagé sur Chineurs de House. C’est surtout quand je fais des grosses découvertes peu connues. Mais mon dernier coup de cœur, c’était Bwi-Bwi chez Luüd Discs, le dernier label de Khalk. Ça fait de la pub pour les copains. Je pense que ce label peut devenir quelque chose de vraiment cool.

 

Ce soir, c’est au Moor que ça se passe pour la seconde soirée des Croisées Créatives avec Komeme, Monodominical et Dale Cooper derrière les platines.

◄ INFOS PRATIQUES ►

Le MOOR, 19 rue des Paradoux, 31000 Toulouse
20h – 2h
PRIX LIBRE

Article rédigé par Brice

(A)parté pas si vite !

En Aparté avec… Fishbach : « Le mot variété n’est plus un gros mot! »

Située quelque part entre une pop planante riche en synthés et la chanson française, Fishbach …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *