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TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESEn Chaparté avec… Thoma Vuille aka M. CHAT

Thoma Vuille alias M. CHAT expose une série d’oeuvres au Museum de Toulouse. Cette exposition intégrée à la thématique « Chiens et Chats » du musée met en avant un support qu’on lui connait moins, la toile. Samedi dernier Aparté.com l’a rencontré, alors qu’il réalisait une fresque participative avec les enfants présents au Museum.

Thoma Vuille — Philémon Barbier, Aparté.com

 

Samedi, 17:00 : Thoma Vuille est présent au Museum de Toulouse depuis le début de l’après-midi. Il vient de réaliser une fresque sur le parvis du bâtiment devant un public enthousiaste venu braver la pluie. C’est l’occasion de lui poser quelques questions sur l’entrée d’un street-artiste au musée. Rencontre au rez-de chaussée en compagnie d’enfants qui se sont succédés toute l’après-midi pour peindre sur une grande toile collaborative.

Aparté.com : Comment est né M. CHAT ?

Thoma Vuille : Il est né d’une petite fille pakistanaise dans un cours de dessin à Orléans. Les Orléanais qui sont appelés « les chiens d’Orléans » ont alors surnommé mon personnage dessiné M. CHAT.

 

/// Un recap photo à découvrir ici

 

Aparté.com : On connaît vos réalisations dans la rue, qui ont parfois engendré des déboires juridiques. En quoi est-ce une démarche différente de produire ou d’exposer directement pour un musée ?

Thoma Vuille : Je ne me pose pas la question, je fais. Je ne réfléchis pas au pourquoi, je peins. C’est comme là en fait (il désigne d’un geste la fresque participative). Au début, c’était un grand n’importe quoi, simplement l’envie de travailler avec les enfants. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’en sais rien. C’est de la peinture. La peinture, c’est de la matière, de l’action.

Atelier dessin avec le père de M. CHAT — Philémon Barbier, Aparté.com

 

On a notamment vu que les peintures présentées dans l’exposition datent de 2016 et 2017, est-ce qu’elles ont été crées spécialement pour le Museum ?


En partie, oui. C’est le principe des commandes, aujourd’hui je produis à la demande.

 

Il y a une petite histoire avec Toulouse, j’ai été influencé dans mes débuts par les street-artistes toulousaines comme Mademoiselle Kat, Fafi, Miss Van ou encore Plume.

 

On retrouve dans M. CHAT le côté très rond et très bubble de ces artistes. En plus, j’ai appris la peinture à l’acrylique en passant à Toulouse il y a très longtemps. Et ça a un peu donné l’ADN de mon chat.

 

Vous venez de réaliser une fresque participative avec le public présent. Comment avez-vous appréhendé cet exercice ? Avez-vous ressenti une complicité avec les personnes présentes ?


On voit que la fresque commence à devenir harmonieuse, malgré la grande diversité. On sent que tout le monde a réussi à prendre sa place petit à petit. Il y a des dessins qui ont disparu et d’autres qui sont revenus. Les enfants qui sont arrivés ce matin, ont eu accès à toute la toile, à la fin c’est un peu plus compliqué.

 

Des enfants  qui peignent M. CHAT — Philémon Barbier, Aparté.com

 

En parlant de réalisations à plusieurs mains, on pourra vous retrouver au printemps en compagnie de Mademoiselle Kat, street-artiste toulousaine. Comment cette collaboration a-t-elle vu le jour ?


Comme j’aime le style des street-artistes toulousaines, je l’ai contactée sur les réseaux sociaux. Après quelques messages envoyés, des élus de Toulouse ont activé notre projet. Je la revoit d’ailleurs demain pour savoir ce qu’on va faire et comment on va faire.

 

Que pensez-vous de la scène street-art toulousaine ?


 Je connais peu le street-art toulousain. Je connais davantage la scène post-graffiti dans les années 90. Les toulousaines des 90’s ont instauré un certain style à la fois technique et illustratif. On dépasse la notion de graffiti, ça devient de la peinture. Il y a presque une école toulousaine en fait.

 

Le graffiti est déjà un acte individuel mais le street-art c’est l’individualisation de l’artiste.

 

Le street-art s’affiche de plus en plus dans la métropole toulousaine notamment avec des festivals comme Rose Béton. Peut-on parler d’une démocratisation du graffiti ?


Le street-art c’est déjà la démocratisation du graffiti.
Le graffiti est quelque chose d’élitiste, où les gens ne peignent qu’entre eux et le street-art c’est juste l’accès aux mêmes techniques sans faire parti d’une bande. Je suis moi-même post-graffiti, je n’ai pas de groupe, je peins seul.

Thoma Vuille en chat — Philémon Barbier, Aparté.com

 

Votre exposition s’intègre à la thématique « Chien et chat » du Museum de Toulouse. Je pense qu’on est plusieurs à se poser la question, êtes-vous papa d’un vrai félin ?


Oui, Bernard et il pisse partout. Mais surtout je suis papa de vrais petits humains, j’ai deux enfants, Rose et Aimé. C’est aussi pour ça que je suis content de faire cette fresque avec des enfants, je suis un peu avec eux même s’ils ne sont pas là.

 

Cette rencontre autour de cette fresque est-il un moyen pour rencontrer des enfants et leur présenter votre travail ?


Les enfants n’ont pas d’égo. Si tu bosses avec un peintre, le simple fait d’effacer et de repasser devient compliqué. Les enfants eux viennent sur les dessins des autres naturellement et sans difficulté.

 

Thoma Vuille sera de nouveau présent au Museum de Toulouse le 8 juin, pour la projection de « Chats perchés » de Chris Marker (entrée libre).

On le retrouvera également aux côtés de Mademoiselle Kat au printemps pour une oeuvre collaborative inédite dans un endroit tenu encore secret.

Article rédigé par Estelle Bourlaud

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