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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESCycle-Re : l’entreprise du (bi)cycle économique heureux

À Toulouse, une aventure entrepreneuriale commence à faire parler d’elle dans les médias. Il s’agit de Cycle-Re, une entreprise de l’économie sociale et solidaire spécialisée dans le recyclage de vélos. Aparté.com est allé à la rencontre de son fondateur.

 

Florent Motte avec ses vélos (en vente) aux Imaginations fertiles – Photo Kevin Figuier, Aparté.com

 

C’est l’histoire d’un homme qui s’est fixé pour objectif la création d’emplois à Toulouse. Son nom : Florent Motte. Après des études à Sciences Po Paris, il s’engage dans la Glanerie : une « ressourcerie » visant la création d’emplois. Fort de cette première expérience, il fonde Cycle-Re, une autre entreprise d’économie solidaire.

Le principe consiste à récupérer des matériaux usagés afin d’en faire des vélos neufs

Son activité devrait se prolonger aux Imaginations Fertiles, des locaux d’accueil d’entreprises innovantes et d’expositions artistiques où le jeune entrepreneur espère s’installer. Avenant et enthousiaste, il nous a néanmoins expliqué avoir quelques difficultés à trouver une localisation centrale : « Je dois constamment changer de lieu pour travailler à cause des différents ateliers nécessaires pour la production et il faudrait en plus un local permanent ».

Cycle-Re, Des pédales et des roues – Photo Kevin Figuier, Aparté.com

 

Former des individus à la recherche d’une qualification

Le principe consiste à récupérer des matériaux usagés afin d’en faire des vélos neufs. Le personnel employé pour effectuer les diverses tâches du processus acquiert en même temps une formation professionnalisante (soudure, mécanique vélo ou peinture) censée leur donner accès à l’emploi dans le bassin toulousain à plus long terme.

Cycle-Re est la seule entreprise de vélo formatrice en France

« C’est d’abord pour cette raison que je me suis lancé dans ce projet », nous confie Florent. Aussi, il souhaiterait compléter la formation professionnalisante en y ajoutant les ateliers pratiques présents aux Imaginations Fertiles.

L’économie sociale et solidaire en France

Elle n’a cessé de croître au cours des dernières années. Elle représente aujourd’hui 10 % du PIB français et 2,4 millions de salariés. Mais la situation en France n’est pas encore assez satisfaisante selon Florent : « beaucoup d’initiatives qui devraient être soutenues ne le sont pas car la commande publique est trop faible ».

Aussi, le fait d’être la seule entreprise de vélo formatrice en France provoque à la fois un sentiment de fierté et d’insatisfaction dans l’équipe. Par ailleurs, Florent affirme s’être inspiré de la Bécane à Jules à Dijon, bien que cette entreprise ne propose pas de formation pour accéder à l’emploi.

Un vélo recyclé par Cycle-Re – Photo Kevin Figuier, Aparté.com 

 

Vers une autre économie

Si s’agit dans un premier temps d’une démarche sociale, on peut également souligner d’autres aspects novateurs. Le processus de production permet d’intégrer l’entreprise dans le secteur d’une économie circulaire, c’est-à-dire sans aucun rejet de déchets dans la nature. L’équipe de Cycle-Re fouille régulièrement dans les déchetteries ou chez les personnes prêtes à délaisser du matériel pour fabriquer les vélos.

« Beaucoup d’initiatives qui devraient être soutenues ne le sont pas car la commande publique est trop faible »

Et si le vôtre n’est plus fonctionnel, vous pouvez même leur laisser pour qu’ils lui redonnent une seconde vie. Le prix moyen de leurs vélos est de 250 euros, ce qui reste bien en dessous de la moyenne du marché français s’élevant à 650 euros. Enfin, l’entreprise renforce la tendance d’une consommation locale de plus en plus souhaitée par l’opinion publique. D’ailleurs, si vous souhaitez transporter des objets pendant vos trajets, il vous est possible de commander des caisses fabriquées par un partenaire local solidaire spécialisé dans le travail du bois : Bois et Cie.

« En fait là, tu pédales, et le vélo se met en branle et tu avances », explique Florent – Kevin Figuier, Aparté.com

 

Un avenir prometteur

La reconnaissance n’a pas tardé à se faire. L’entreprise a notamment remporté le trophée Or catégorie « Développement durable » d’un concours organisé par le fond social européen, ce qui n’a pas été sans effet pour le moral de l’équipe :

« Ça fait plaisir de voir que certains soutiennent concrètement le projet, on est encore plus motivés ».

De plus, un premier partenariat d’envergure a été noué grâce à des commandes de Toulouse métropole. Aussi, des négociations sont actuellement en cours avec le conseil départemental et le CNES.

 

> > Pour plus d’informations sur la start-up, ça se passe ici

 

Article rédigé par Thibault Grimaldi

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