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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESÀ la rencontre de nos nouveaux cousins Narbonnais

Quand on parle de Narbonne, on pense immédiatement aux vacances sur la plage. Et si, au-delà de la plage de Méditerranée préférée des toulousains, se trouvait en réalité une ville remplie d’Histoire et de patrimoine ? Notre nouvelle région est l’occasion pour Aparté de vous proposer la découverte de l’arrière-pays narbonnais.

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Paysages de carte postale – Photo Aparté.com, Kevin Figuier

 

Les Toulousains vont skier dans les Pyrénées, « se ravitailler » à Andorre et bronzer sur les plages de Gruissan, c’est bien connu. Pourtant, en retrait, à une quinzaine de kilomètres des bords de mer se trouve une ville romaine, Narbonne. En un peu plus d’une heure et demie en voiture –trente minutes de moins en train– depuis Toulouse, la ville de Narbonne est considérée à tort comme uniquement un « lieu de passage » pour les vacanciers. En vous épargnant « un inventaire à la Prévert », Aparté.com vous conseille plusieurs lieux à visiter en complément des plages de Gruissan.

S’il y a bien une originalité locale qui mérite le coup d’œil c’est sans conteste la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur. Bien qu’inachevée, elle reste pleinement fonctionnelle. A l’époque, ils n’ont sûrement pas dû réaliser un tour de table ambitieux pour rassembler suffisamment de pèze puisque aujourd’hui seul le chœur de la cathédrale existe. L’édifice a été partiellement construit parce-que « les Consuls [l’équivalent des conseillers municipaux, NDLR] ont refusé de détruire les remparts de la ville afin de poursuivre la construction de la cathédrale. »

A quelques centaines de mètres de l’édifice religieux, le Palais des archevêques est la maison de tous les Narbonnais. C’est dans ce bâtiment, classé aux Monuments historique en 1840, que se trouve la mairie. A l’intérieur, il y a un escalier monumental fait de pierres, une réplique de la Louve capitoline ou encore une spacieuse « salle des consuls » aux styles croisés d’arts roman et gothique. Indubitablement, les architectes de l’époque se sont fait plaisir. Sur la place de l’hôtel de ville, une (toute petite) portion de l’antique voie Domitienne est visible au public depuis une mise en valeur décidée en 1997.

 

Une théâtralisation digne d’un parc à thèmes

Tout comme les (jeunes) Narbonnais, rendez-vous sur les cours Mirabeau et de la République. Là, vous pourrez vous asseoir voire même vous allonger avec des amis près du canal de la Robine. Ce sont les quais de Garonne mais en beaucoup plus petit. Toujours à proximité, les impressionnantes halles de la ville où plus d’une cinquantaine de commerçants travaillent quotidiennement dans ce marché couvert datant de 1901. A noter qu’à Toulouse, nous aurions pu nous aussi garder le marché couvert dans le quartier des Carmes. Ouvertes en 1892, les halles des Carmes deviendront en 1963 un « parking-marché ». Il fallait trouver de la place pour garer les voitures …

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Le marché des Carmes, depuis la rue du Languedoc,  avant qu’il ne devienne un parking – Photo Archives de Toulouse

 

Si vous avez très faim, nous vous conseillons Les Grands buffets, situés à l’entrée de la ville. De l’extérieur, rien ne ressemble à un restaurant. Pris en sandwich entre une salle de spectacle municipale et la piscine publique, l’intérieur de l’établissement est une reproduction idéalisée des bistrots chics de Paris. Le souci de la décoration et de la mise en scène rappellent une ambiance de parc à thèmes. Quand on entre dans Les Grands buffets, c’est une autre réalité car comme l’indique le nom du restaurant -l’établissement créé en 1989– est une véritable corne d’abondance de mets et de plats préparés. De l’entrée, au plat, en passant par les produits laitiers jusqu’aux pâtisseries, c’est une véritable orgie alimentaire. Foie gras, homard, huitres… tout est à volonté. Il est de notoriété publique que la cuisine « à volonté » est souvent comparée à de la « cuisine au rabais ». Chez Les Grands buffets, on peut raisonnablement vous dire que dans les assiettes c’est plutôt bon. Le restaurant mérite d’être testé en famille et/ou en amis pour son concept. Le prix par personne est de 32,90€, gratuit jusqu’à 5 ans puis entre 6 et 10 ans: 16,50€.

Dans les terres reculées de la « patrie du vent », pour paraphraser Stendhal, se cache une abbaye cistercienne miraculeusement bien conservée. Au creux d’un vallon sauvage et à proximité d’une source d’eau « très fraiche », l’abbaye de Fontfroide a été fondée en 1093. Racheté en 1908 par l’artiste-peintre Gustave Fayet pendant une vente aux enchères, la propriété qui comprend également un terrain viticole devient un lieu touristique et de séminaires.

Avec son paysage montagneux et ses zones humides, l’arrière-pays narbonnais mérite une véritable attention. Derrière la plage, des trésors patrimoniaux.

Amaury Szczepaniak et Kevin Figuier.

Photos Kevin Figuier.

 

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Article rédigé par Kevin Figuier

Sur les Internet et sur papier – Rédacteur en chef Aparté.com

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