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Oh con ! Tu lis quoi ? #1 Le baiser de la femme araignée

Chaque semaine, Aparté va à la rencontre des toulousains afin de les faire parler de leurs livres préférés. Valentina s’est prêtée au jeu pour ce premier numéro.

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Au croisement de la rue Riquet et de la rue Idrac, Valentina s’est prêtée au jeu de notre micro-trottoir littéraire dans lequel nous lui demandons de nous conseiller un livre qui l’aurait particulièrement marquée.

Son choix ?

Le baiser de la femme-araignée (El beso de la mujer araña), Manuel Puig (1976, Argentine)

 

Valentina : “Cette lecture a complètement changé ma vision de la littérature. Cela peut paraître incroyable mais avant je n’aimais pas  du tout lire et maintenant, si je lis énormément, c’est grâce à ce livre. Tout se joue dans l’intimité d’une cellule car les deux protagonistes sont incarcérés. L’un commence  à raconter son histoire à l’autre et petit à petit se mélangent leurs histoires personnelles avec leur histoire commune. S’ensuivent des évènements que personne n’aurait attendu.  Ce livre rompt avec certains tabous et certaines traditions, mais je n’en dirai pas plus. C’est très surprenant et c’est ce qui m’a plu”.

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Ouvrage paru aux Éditions Le Seuil, traduit par Albert Bensoussan (1979).

Résumé* Molina l’homosexuel, arrêté pour attentat à la pudeur, parle, et Valentin, le militant de gauche en cheville avec des groupements politiques clandestins, écoute. Derrière les murs et les barreaux de la prison de Villa Devoto, le dialogue est leur seule échappatoire. Molina raconte à Valentin les films qu’il a vus, quand la liberté n’était pas un mirage lointain et de tous les détails dont il se souvient. Les récits merveilleux, les histoires étranges, le suspense, les stars aux visages d’anges. L’imagination dans la nuit poussiéreuse de leur cellule est comme un avant-goût de la liberté qui les attend, peut-être. Mais malgré la complicité qui lie les deux hommes, Molina n’a pas encore fait tomber le masque…

Dans l’ensemble de son œuvre, Manuel Puig ne cache pas sa passion pour le cinéma, notamment pour les films hollywoodiens d’avant-guerre. Dans Le Baiser de la femme-araignée, il entremêle avec génie l’histoire de ses personnages et les récits du prisonnier Molina. Revendication tonitruante pour la culture populaire, ce livre donne au cinéma le pouvoir de chasser l’angoisse, la peur et pourquoi pas… la mort. —Hector Chavez

 

Notes :

  • Le Baiser de la femme-araignée est cité parmi les « Les cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle » sélectionnés par El Mundo (elmundolibro.com)
  • Il a été adapté au cinéma par Héctor Babenco en 1985.
  • * résumé tiré de Babelio.com

Rédigé par Laurie Gaucher

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