TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESJeru the Damaja, the Beatnuts, the Four Owls… Les Airs So en mode Hip-Hop !

Cet article a été publié il y a 7 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Casquettes et baggies, le Bikini en mode gangsta… La 8ème édition du festival les Airs Solidaires a encore une fois marqué les esprits.

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Ce jeudi 26 mars 2015, la mythique soirée Hip Hop du festival s’est tenue au Bikini. La programmation, comme toujours à la pointe, a su ravir l’ensemble des puristes en la matière, avec en outre, le légendaire Jeru the Damaja accompagné par the Beatnuts, précédés des quatre rappeurs de the Four Owls et du deejey Logilo.

Une première partie magistrale

Logilo inaugure la soirée. L’artiste-producteur français allie rap old school et sonorités funky tout en mettant l’accent sur des classiques du Hip-hop américain des années 90 ! Il connaît son set sur le bout des doigts, réussissant avec brio l’enchaînement des tracks  sur vinyles tout en se gardant d’utiliser son casque. Logilo monte la température tout en finesse sur des incontournables comme Jump Around de House of Pain. Son set est impeccable, mis à part deux petits cafouillages ne faisant qu’ajouter un peu plus de charme à sa performance. Entre deux transitions, ce dernier s’adresse à la foule qui ondule de tous ses membres dans l’attente de The Four Owls.

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The Four Owls en mode bêtes de scène

L’entrée fut fracassante pour BVA, Verb T, Fliptrix et Leaf Dog. Les quatre artistes londoniens cachés derrière leurs masques de chouettes se déhanchent et entraînent  la fosse dans leur flow frénétique. Malgré la barrière de la langue, un échange se fait sentir entre les artistes et le public. The Four Owls reprend When I say Four? You say… suivi d’un grondement de la foule qui s’époumone Owls !  Après un final mémorable sur « Think Twice », BVA, Verb T, Fliptrix et Leaf Dog rejoignent la fosses pour se fondre dans la masse du Bikini et y vendre quelques vinyles tout en serrant quelques mains au passage. Lucas à la pause sandwich savoure son concert et nous lâche quelques impressions : « Des bêtes de scène ! […] Ils sont arrivé au bon moment pour mettre le feu dans la fosse ! » Le public est conquis.

The Beatnuts forever !

La pause clope terminée, tout le monde se dirige au devant de la scène pour accueillir The Beatnuts. Junkyard Ju-Ju et Psycho Les se sont relayés aux platines durant tout la durée du concert, alternant le mix avec le rap. Jeru filme ses potes sur scène depuis l’accès aux loges avec son smartphone. The Beatnuts revisitent chacun des titres qui ont fait leur succès.  Junkyard Ju-Ju et Psycho Les nous plongent par leur musique, dans le New York City des années 90. Une interprétation de Bob Marley marque un léger break, avant de revenir sur l’emblématique « Watch out Now ». Le Bikini se retrouve en train de siffloter au cœur du Queens transporté par le bourdon d’une basse compressée.

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Jeru The criminal Damaja

Le concert a débuté dans le tumulte d’un show à l’américaine. Jeru essaye de faire de son mieux pour créer un dialogue avec un public qui fait du yaourt sur des pauses beaucoup trop prononcés durant ses tracks. Hip-Hop bling-bling et tape à l’œil en mode gangster, Jeru branche la foule répondant qu’il est près à descendre dans la fosse pour se frictionner avec les quelques personnes qui le sifflent sur scène. Jeru says « I wanna kick your ass, motherfuckers! ». Contraint par les horaires de métro, la salle se vide en plein live. Le verre à moitié plein, Jeru prends les platines et se lance dans une improvisation de fin. Une dernière étincelle ravive la fosse avant la clôture de cette soirée.

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Sur la terrasse du Bikini,  on savoure son brie-salade et on fume une dernière clope avant de repartir au centre ville. Certains gardent le souvenir d’une soirée riche et mouvementée, d’autres s’interrogent quant à la pertinence de la line up de soirée. Les membres des Airs So présents confient être satisfaits du résultats mais aspirent cependant à faire encore mieux lors des prochaines éditions. D’années en années, ce festival-école s’est imposé dans le paysage toulousain. Ce que l’on peut leur souhaiter pour la suite, c’est de continuer toujours plus à court-circuiter nos habitudes

Cet article a été publié il y a 7 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Joan Mas

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