TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESLe Svinkels de Gérard Baste et Xanax mettent le feu au Pink Paradize

Cet article a été publié il y a 7 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Les Svinkels avec Waxx et Dr Vince mais sans Nikus étaient au Connexion le 13 Mars dernier pour show alliant gros rap, bon goût et slips à paillettes. En attendant l’interview dans nos colonnes, récit d’une soirée furieusement décalée.

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Gérard Baste et Xanax au micro, Waxx (Comité des reprises) à la guitare et Dr Vince (DJ Stupeflip, Svinkels…) aux platines investissent la scène. Le groupe lance le premier morceau et c’est tout de suite le feu avec Le club de l’apocalypse. Fancie la régisseuse du groupe n’a pas besoin d’agiter longtemps les bras pour chauffer le public. Elle doit dès le premier morceau constamment batailler pour repousser les hordes de groupies essayant de ramper sur la scène. Elle offre une bière à une jeune femme qui en échange protègera de son corps une des enceintes retour déjà bien malmenée par le public. Les gens tendent les mains vers Gérard Baste pour toucher son ventre comme on toucherait l’auréole du messie. Il lance « Ça serait bien de pas tout casser dès le premier morceau ».

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« Ce qui définit le plus ce que je fais c’est entertainer »

Au bout du deuxième morceau, la scène est déjà constellée de bière et un videur vire un gars un peu trop bourrin. Le groupe enchaîne sur Maître Kanter et déjà la voix de Gérard sortant d’une grippe montre des signes de faiblesse. Derrière, Dr Vince en force tranquille envoie les sons tout en faisant des petits gestes pour appuyer les textes. Waxx accompagne les morceaux avec sa Flying V saturée en sautillant. Dans le public, c’est le pogo intégral. Tout l’air du Connexion est chaud et moite.

Arrive leur morceau le plus mature (assurément) — Du PQ pour mon Trou-Trou avec la voix de Nikus (le membre manquant des Svinkels) samplée. A la fin du morceau, Gérard Baste plein d’interactions avec le public lance « On va faire un jeu, quand je dis PQ vous dites Trou-Trou » et commence le ping-pong. « Ce qui définit le plus ce que je fais c’est entertainer » nous avait-il confié pendant l’interview.

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Maltraitance du matériel et jets de projectiles

Et ça repart de plus belle avec Ma musique qui donne à Xanax l’occasion de montrer que son gros flow énervé est toujours présent. Aux petits soins, Fancie a préparé un thé pour Gérard Baste. Sa voix est toujours engourdie mais il tiendra bon tout le concert sans ménager ses cordes vocales. Ils finissent Ma musique à cappella et Dr Vince enchaîne sur un de ses morceaux. La troupe continuera le concert en alternant des sons du Svinkels et des morceaux de leurs projets solo respectifs, dont certains inédits. Le public en furie continuera à maltraiter le matériel et à lancer des divers objets sur scène (perruque, pull…). Le premier rang déballera même ses attributs face à la scène dans un vibrant hommage à Gérard Baste.

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« Ce morceau a été écrit il y a vingt ans mais on a toujours pas changé »

Alors qu’ils lance le refrain de Cereal Killer, le groupe assure que « ce morceau a été écrit il y a vingt ans mais on a toujours pas changé ». On l’avait bien remarqué. Xanax enchaîne avec deux morceaux de son futur album avec un flow et quelques mimiques à la gangsta rap pour le premier et une ambiance plus tranquille pour le second morceau autobiographique assez réussi. Et puis deux tabourets sont amenés sur scène et Gérard et Waxx nous interprètent dans un style intimiste le morceau Parce que j’avais… avec émotion non feinte (hmmm). Dr Vince enchaîne sur un de ses morceaux. Au fond, Xanax, déjà pas très chaud pendant l’interview, a l’air absent tandis que Baste à l’air épuisé à la fin du morceau. Tout le monde retrouve son énergie sur Hard Amat suivi de Dizy qu’il est fini et enfin l’inévitable Réveille le punk. Gérard Baste donne tout et le public est en feu. Le Svinkels lance alors une reprise de Porcherie des Bérus.

Entre zoo et cabaret

La fin du concert approche et le groupe repart dans un registre plus léger avec Tout nu yo. Deux mecs du public montent sur scène en string et Gérard Baste se met en slip à paillettes. L’un des gars en string repart en slam et se vautre de façon grandiose. Puis c’est enfin le grand final. Le public monte sur scène pour un remix coupé-décalé de La chenille avant d’entamer la figure collective du même nom. Remerciements d’usage, Gérard Baste quitte la scène. Il passe derrière nous dans les backstages en se dandinant, toujours en slip.

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Dr Vince réveille le Stup’

Après les remerciements d’usage, Dr Vince se lance dans une bonne heure de DJ Set avec notamment des mashups Svinkels vs Stupeflip et des inédits de King Ju. Dans la fosse, un mec danse en botte et sans pantalon. Gérard Baste repasse sur scène et un mec insiste pour se faire photographier en string avec lui. Baste rapprochera de bon cœur sa tête du dit sous-vêtement pour un cliché probablement inoubliable.

Une soirée riche en couleurs, en bière et en sous-vêtements. Il n’y avait pas la grosse énergie physique du Svink’ d’antan, quand Nikus fournissait un grosse part de la présence scénique, mais le groupe quand même assuré le concert dans un autre registre avec un flow toujours fort et un Gérard Baste en showman intarissable.

 Photos Gaëtan Ducrocq

Cet article a été publié il y a 7 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Arthur

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