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TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESLe Sandyan et son bentô macrobiotique

Le Sandyan, une jeune adresse de la pâtisserie toulousaine, est encore trop méconnu. Mais il promet d’être vite incontournable, grâce à son fameux bentô, une sorte de tupperware à emporter, né au Japon, qui se veut une expérience culinaire à lui tout seul. On a dégusté sous forme de plateau dans ce haut-lieu chic de la restauration, pour la « modique » somme de 18 euros. Verdict de l’équipe.

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Principalement axé sur la patisserie, le Sandyan, à Jeanne d’Arc, en met plein la vue dès le début en présentant tels des bijoux les créations sucrées du chef. Tout juste entrés, nous sommes face à des pâtisseries qui font sérieusement envie, surtout que celles-ci ne sont pas comprises dans l’offre bentô du midi, que nous sommes venus tester.

Légère frustration donc… qui sera rapidement éliminée.

Invités au premier étage, la rue Alsace-Lorraine sous nos yeux, on est rapidement plongés dans un univers inédit. A peine installés, on nous présente l’offre contenue dans le bentô. Ce bentô est qualifié de « macrobiotique », en référence à la philosophie pratique d’Ohsawa, en raison de son caractère extrêmement sain.

Au vu de la complexité de la chose, nous avons été contraints d’enregistrer le serveur à la fin du repas pour ne rien oublier.

Bentô Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com
Le bentô  © Guillaume Ghrenassia / Aparté.com

La salive au bord des lèvres, et le ventre complètement vide en ce qui concerne mon partenaire, les plateaux arrivent, et le serveur nous précise la marche à suivre pour profiter au mieux de l’expérience culinaire. Déjà conquis par le récit de l’histoire culinaire que nous allions vivre, c’est en 5 étapes que nous dégustons le repas.

 

1. Consommé de champignons avec ravioles duxelles, pommes et romarins et champignons sautés

« Grand amoureux de mycélium, le repas commence très bien. »

 

    Soupe champignons Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com
Soupe champignons Sandyan © Guillaume Ghrenassia / Aparté.com

Guillaume : Grand amoureux de mycélium (que le commun des mortels appelle champignon), le repas commence très bien et marque d’excellents points. Les ravioles étaient très tendres, le bouillon délicieux et les petits champignons blancs intriguants mais délectables.

Brice : Moi qui ne suis pas un adepte des champignons depuis environ toujours, j’ai pris mon courage et ma cuillère à deux mains pour tenter. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils m’ont fondu dans la bouche, mais pas loin, la soupe aidant. Une très agréable surprise culinaire, les deux raviolis à l’intérieur permettant de donner ce petit gout salé.

2. Flan de potimaron avec un crumble de noisettes surmonté de girolles

« La présence de champignons me ravit au plus haut point. »

Potimaron (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com
Potimaron Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com

Guillaume : Le flan de potimaron est doux mais l’apport du crumble de noisettes donne une touche sucrée vraiment plaisante et encore une fois, la présence de champignons me ravit au plus haut point.

Brice : Très bon, à déguster avec le petit pain au gros sel distribué avec, un petit plat parfait avant d’entamer le burger.

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3. Pain façon burger à l’algue nori broyée et incorporée à la pâte du pain, galette de riz et salsifis confis au sésame

« Qu’on ne vienne pas me dire qu’on trouve ce genre de burgers à tous les coins de rue. »

Burger Sandyan (c) Brice Christen / Aparté.com
Burger Sandyan (c) Brice Christen / Aparté.com

Guillaume : Clairement le point-charnière du repas. A mi-chemin entre le début et la fin du bentô, il se veut être l’élément important. Bien qu’étrange visuellement, c’est vraiment très bon. Le pain est fait avec des algues nori, le steak est ici remplacé par une galette de riz quelque peu gluant pour permettre une bonne cohésion, la salade est en fait du salsifi et des césames. Qu’on ne vienne pas me dire qu’on trouve ce genre de burgers à tous les coins de rue : non. Et c’est en ça que c’est vraiment cool : le plaisir de la découverte culinaire inédite.

Brice : Oui, c’est toujours plus beau et plus gros sur la photo. Il ne faut pas s’attendre à un burger XXL comme si c’était un repas entier. Mais, en bon consommateurs de fast-foods américains, nous le savons tous, quantité ne rime pas toujours (presque jamais d’ailleurs) avec qualité. Alors même si celui-ci est plus petit, le pain aux algues nori est très bon, et l’alliage avec la galette de riz est aussi original que goûtu. Bon, l’étape du burger n’était pas la plus stressante, mais elle est passée les yeux fermés, littéralement.

4. Saumon toasté avec de la sole roulée et toastée

« Exquise, même si elle paraît un peu visqueuse à l’oeil nu »

Poissons + Oignons rouges et betteraves Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com
Poissons + Oignons rouges et betteraves Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com

Guillaume : Cela ne se voit peut-être pas très bien sur la photo mais le saumon fait grosso modo la taille d’un doigt et la sole une petite boulette. Le saumon n’est pas incroyable, mais la présence de cristaux de sel, qu’on n’aperçoit pas forcément au début, réveille vos papilles très vite. C’est vachement cool ce cristal, et Sandyan semble l’apprécier particulièrement en l’intégrant aussi sur ses pains. Pas grand chose à dire sur la sole, mais c’était sympathique également.

Brice : La dernière n’est dès lors plus qu’une formalité. La boulette de sole est exquise même si elle paraît un peu visqueuse à l’oeil nu. Le saumon est tendre, il n’y a aucun souci.

5. Salade d’oignons vinaigrée et betteraves

« En psychanalyse, on appelle ça un blocage »

Guillaume : Voilà le grand final, celui qui divise d’ailleurs les deux rédacteurs. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé même si indéniablement c’est très acide et je comprends mieux pourquoi il était recommandé pour la fin du repas. Mais bien qu’acide, l’ensemble se veut être extrêmement doux.

Brice : Malheureusement, je n’ai pu me résoudre à avaler l’oignon rouge. Non pas qu’il ne soit pas bon, mais je n’y suis jamais parvenu depuis 25 ans, je ne vois pas pourquoi ça aurait changé aujourd’hui. En psychanalyse on appelle ça un blocage (je me suis fait racketter par des oignons rouges quand j’avais 8 ans, ça vient peut-être de là).

Desserts

« C’est compliqué de ne pas aimer une pâtisserie de Yannick Delpech »

Brice : Le dessert… bon la photo parle d’elle même, on ne va pas faire les difficiles, c’est compliqué de ne pas aimer une pâtisserie de Yannick Delpech.

Dessert Sandyan (c) Brice Christen / Aparté.com
Dessert Sandyan (c) Brice Christen / Aparté.com

 

Guillaume : Avec Brice, nous avions flashé sur le même dessert mais pour les besoins du journalisme, j’ai du me résoudre à porter mon choix sur la « larme » au chocolat. Je ne vais pas passer par 4 chemins : c’était succulent !

Larme chocolat Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com
Larme chocolat Sandyan (c) Guillaume Ghrenassia / Aparté.com

Infos pratiques

Sandyan
54bis, rue Alsace-Lorraine (Métro Jeanne d’Arc)
Ouvert 7j/7 – Le lundi de 10h à 18h – Du mardi au samedi de 9h30 à 19h00 – Le dimanche de 9h30 à 13h30

Article rédigé par Guillaume Ghrenassia

Auteur - blogueur - chroniqueur - sérievore, mélomane, gamer (Nintendo-addict), adorateur de houmous, mannequinat, luxe et foodporn.

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