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TEMPS DE LECTURE : 16 MINUTESLe petit exode d’Aparté à Entraygues-sur-Truyère

En ce début d’été toulousain qui sent bon le dépeuplement urbain mais l’engorgement des aires d’autoroutes, on innove et on vous débrief le Rastaf’Entray (sur lequel on avait déjà teasé). Aparté s’est en effet rendu dans le coquet bourg montagnard de Entraygues-sur-Truyère à plus ou moins 3 heures de routes, afin de vérifier si le festival a bien «foutu la pagaille [et] réveillé les montagnes».

Pierpoljak et le public hétéroclyte du Rastaf'Entray © Gaetan Ducroq
Pierpoljak et le public hétéroclyte du Rastaf’Entray © Gaetan Ducroq

Pour l’occasion, on vous propose un regard croisé entre les artistes, les festivaliers mais aussi les organisateurs, pour mettre en lumière cet instant rastafari au beau milieu de ce qui pourrait être un maquis Aveyronnais !

On met les voiles, non pas pour Babylone mais pour Entray’.

ACTE I – dès 14 heures : soleil, herbe verte et sound system

Lorsqu’on arrive dans ce charmant petit village montagneux – une fois garé et installé – on se laisse porter par les basses lointaines du sound system. En effet, c’était Original Rockers qui assurait la distributions des riddim durant le off du festival. Dans ce off, on voit donc des festivaliers arriver progressivement dans le village et au camping, et qui viennent se joindre à cette dégustation sonore on ne peut plus tranquille !

Valentin de Original Rockers à l'instru et Mc HYL au chant © Gaetan Ducroq
Valentin de Original Rockers à l’instru et Mc HYL au chant © Gaetan Ducroq

Pour ressentir cette ambiance, on est allé demandé aux proprio du gros sound system du off ce qu’ils pensaient de ce festival. (clin d’œil à Original Rockers qui sont toulousains !)

Original Rockers – Collectif composé de 7 artistes «une grosse équipe qui permet de toujours rebondir» en somme. Sont présents ce soir Valentin (produit des morceaux, plutôt dans la technique, a notamment fait l’instru du thème),  Mathieu et Lucasprennent le micro et anime quand il faut»). C’est d’ailleurs ce dernier qui nous a offert son ressenti à chaud sur le festival.

De gauche à droite : Valentin de Original Rockers, Madaman , Ackboo, Lucas et Mathieu également de Original Rockers © Gaetan Ducroq

Aparté.com : Vous êtes déjà venu au Rastaf’Entray ?

  • Lucas : Ouais on était venu l’année dernière. Pareil on avait été invité pour le off, où c’était la première fois qu’il y avait un sound system. Du coup ils nous ont refait confiance cette année. A leurs risques et périls. *rires*

A. : Un retour sur cette journée ?

  • Lucas : Ensoleillée, beaucoup plus de monde que l’année dernière, et vers la fin de l’aprem, sur le off, les gens se sont réveillés. C’était cool, les gens commençaient à être un peu chaud avec les concerts qui arrivaient.
    Non c’était mortel. On a joué avec Ackboo, Madaman, Blow Tha Vibe et tout son crew. Je pense qu’on a eu un gros panel de tous les styles reggae dans le journée, y en a eu un peu pour tout le monde. Donc content, positif.

A. : Les points forts de ce festival ?

  • Lucas : Ce que je kiffe bien, c’est cette orga’  composée de  jeunes. C’est que des petits jeunes, motivés. Et même en dehors de l’orga’ y a beaucoup de jeunes festivaliers, quand tu fais des trucs en campagne forcément ça ratisse pas très large, et l’essentiel c’est que les gens et les générations se retrouvent. Quand on joue l’aprem et qu’on voit passer des darons, des familles qui se posent qui restent une heure … C’est cool ! Tu te dis qu’au fond de la vallée ils doivent pas en voir souvent des sound systems.
    Donc voilà, sans ratisser trop large, pouvoir faire un festival un peu familial, ça c’est vraiment quelque chose que j’apprécie.

ACTE II – vers 20h, de Marina P à Patko : Le crépuscule sonne le début du festival 

On est allés demander aux premiers artistes programmés du festival ce qu’ils pensaient de ce dernier : D’un côté, Step-Art : DJ mais surtout producteur, il collabore avec de nombreux genres comme le dubstep mais également le reggae. C’est surtout depuis un an et sa production avec Pupajim («Another night») qu’il s’est lancé pleinement dans la musique.
De l’autre côté, la sublime Marina P (qu’on félicite pour son heureux évènement qui ne l’a pas empêché de déambuler généreusement sur scène !). Elle a commencé dans la musique live dans sa jeunesse, puis a quitté son Italie natale pour s’installer en France et s’est en même temps rapprochée du sound system. Pour elle, on parle «de bass music, mais l’influence reggae reste majeure».

Marina P & Step-Art © Gaetan Ducroq
Marina P & Step-Art © Gaetan Ducroq

A. : Vous connaissiez le Rastaf’Entray ?

  • Step-art : «Alors je connaissais car j’ai un très bon ami à moi, Dub 4, qui a joué il y a 2 ans avec Soom T. Il m’avait dit que c’était un bel endroit, et que j’aurai du prendre mon maillot de bain. *rires*

A. : Un mot sur le festival ? Sur le lieu ?

  • Marina P : «C’est assez exceptionnel. Assez dépaysant. Y’a pas mal de festivals en province qui essayent vraiment de se caler dans un cadre bien, champêtre, pour être vraiment dans un cocon. Mais c’est quand même rare et ici c’est quand même super réussi. On a d’ailleurs l’impression que la municipalité joue le jeu : c’est quand même dans le centre du village c’est pas mis à l’écart.»

A. : Concernant ta rencontre, Marina P, avec Mungo’s Hi Fi, comment cela s’est passé ?

  • «J’avais enregistré un dubplate (utilisé par les sound systems pour créer des productions musicales afin de développer l’identité des artistes – ndlr)  pour un collectif qui avait recruté un riddim de Mungo’s (Le Belisca). Eux qui étaient fans, avaient coupé des boucles et s’étaient fait un riddim maison. J’ai posé ma dubplate, ils étaient tous fiers ! Alors ils l’ont envoyé [à Mungo’s] en disant «regardez on a écouté une duplate on est trop contents !». Alors ils m’ont écrit en me disant «tu voudrais pas nous faire une dubplate à nous aussi ? ». On se connaissait pas du tout, donc ils ont fait confiance à leur pif de producteur et se sont dit «ce morceau là est bon, on le sort.»
    Mais on a encore beaucoup de projet ensemble, leur album sort lundi avec un morceau à moi par exemple. Puis une série 45 tours et j’ai un morceau dessus. Et pour l’année prochaine on a un projet d’EP.»

Après le show de Marina P & Step-Art (avec une instru très orientée dubstep), c’est Patko qui monte sur scène. Auteur compositeur, orignaire de Suriname et de la Guyane où il était beatmaker dans différent styles, installé aujourd’hui à Grenoble, Patko situe ses créations actuelles dans le reggae/ragga/hip hop.Ce chanteur positif et engagé nous a également livré son point de vue sur le festival avec beaucoup d’enthousiasme.

Patko, très enthousiaste de voir cette association remplie de jeunes © Gaetan Ducroq
Patko, très enthousiaste de voir cette association remplie de jeunes © Gaetan Ducroq

A. : T’étais déjà venu au Rastaf’Entray ?

  • «Non c’est ma première fois, mais j’avoue que j’ai été surpris du cadre ! Super beau cadre… On m’a dit que ça durait qu’un soir, et c’est clairement un festival qui mérite un deuxième jour et peut-être même un troisième ! »

A. : Les points forts de ce festival ?

  • «Honnêtement pour moi il y a l’accueil, et les jeunes surtout. J’ai vu pas mal de jeunes et c’est vraiment quelque chose qui me touche. T’as peut être certains artistes qui dirait : «Ah non y’a des jeunes dans l’orga’…», alors que selon moi c’est clairement l’avenir. Si ils sont déjà en train de checker du reggae comme ça à leur âge, ils peuvent que grandir avec de la bonne musique et des messages positifs.
    J’ai aussi remarqué que tout le monde jouait le jeu ! En face de l’hôtel où je suis, j’ai vu des vitrines qui vendaient des petits rasta vert jaune rouge. En jouant ce jeu, les gens doivent se dire que c’est ça le reggae, et ils ont raison. »

A. : Un point négatif, sur le festival ?

  • «Peut être le seul point négatif c’est qu’il n’y a qu’une nuit… Je sais que Ackboo par exemple était sur un autre Dub corner, en off, donc l’idée ça aurait pu être de faire ça sur 2 jours. »

A. : Qu’est-ce que tu pense de la programmation ?

  • «Ce soir je vois que c’est une progra’ reggae, y’a du dub, mais quand je vois le nombre de gens que ça ramène je me dis qu’il faut rien changer. Après pourquoi pas varier, sur une deuxième soirée justement ! J’ai pu faire pas mal de festival et c’est sincère quand je dis que j’apprécie.»

A. : Qu’aurais-tu à dire à ceux qui disent que le reggae c’est toujours la même chose ?

  • «Que la pop c’est souvent la même chose … » *rires*
Marina P & Step-Art © Gaetan Ducroq
Marina P & Step-Art © Gaetan Ducroq

Et les festivaliers dans tout ça ?

François Pouderoux, la vingtaine, Auvergnat

A. : Ça fait combien de temps que tu viens à ce festival ?

  • «Ça fait un an,  j’y étais l’an dernier, avec Naâman et franchement, rien que pour ça je suis vraiment fier d’avoir été là. Du coup je suis reparti pour cette année, comme j’habite à une heure de route.»

A. : Qu’est que t’avais particulièrement aimé dans ce festival ?

  • «Tu vois l’année dernière c’était en salle mais franchement j’avais kiffé. Les artistes et tout, l’ambiance était bonne, le staff était bon, pas de problème pas de bagarre ».

A. : Les points forts de ce festival ?

  • «C’est en plein air. Les gens sont chaleureux, personne te regarde en mode «pourquoi tu viens me parler ?». La musique bien sûr, et peut être le repas aussi ! Avec l’alligot, faut bien manger quand on est raide. *rires*

Régine Malpel, la cinquantaine, Entrayole depuis toujours

A. : Ça fait combien de temps que tu viens à ce festival ?

  • «La première année j’étais pas venue, mais les suivantes oui, donc c’est ma 5e fois».

A. : Tu viens depuis 5ans, alors est-ce que t’as pu voir une progression dans le festival ? Et à quelle niveau ?

  • «Toujours plus de monde déjà ! Mais cette année surtout, la particularité c’est que c’est dehors. Parce que malheureusement, la plupart du temps il pleut. Alors c’était dans la salle des fêtes et c’est pas super comme lieu… Donc là en plein air c’est quand même beaucoup mieux : il y a  une plus grande capacité d’accueil et c’est plus sympa.»

A. : En tant que riveraine justement, comment tu perçois l’intégration des festivaliers dans la ville ?

  • «Ah non mais là c’est cool ! Il y a jamais eu de problème. Justement c’est cette ambiance comme on aime, à la cool. C’est pour ça que je dis que si c’était du punk ou je sais pas quoi, on serait pas là déjà. *rires* On serait plus craintifs».
Pierpoljak, toujours aussi positif © Gaetan Ducroq
Pierpoljak, tête d’affiche du festival © Gaetan Ducroq

Vincent, la quarantaine, grand festivalier et connaisseur de la région

  • «Tout ce que je peux dire sur ce soir c’est que c’est un festival génial, dans un cadre fabuleux, où je conseille à tout le monde de venir. Vraiment.»

A. : Au niveau de la programmation, qu’est-ce que vous en pensez ?

  • «Hum je pense qu’il y a possibilité qu’elle s’améliore quand même. Voilà, Pierpoljak c’est un truc qui est un peu tombé dans les oubliettes maintenant et il y a moyen d’amener des groupes plus gros pour attirer plus de monde. Voilà ce que j’en pense».

ACTE III – passé minuit, Pierpoljak et Mungo’s Hifi clôturent le festival sous un beau ciel étoilé

Après le récit surprise de Pierpoljak, sur scène, racontant sa rencontre avec la gendarmerie locale l’après-midi même, ce dernier conclut avec un show ramenant énormément de festivaliers vers la scène.
Une fois que cette foule hétéroclite ait chanté sur les airs connus de Pierpoljak, on enchaîne avec les célébrissimes Mungo’s Hi Fi de Glascow. Avec un son très marqué sound system, ils sont ici au Rastaf’Entray dans une formule réduite, à 2 (DJ et chanteur) contre 7 originalement.

Mungo’s Hi Fi a d’ailleurs bien voulu nous accorder quelques minutes afin de se prononcer lui aussi sur le festival.

Mungo's HiFI DJ Set, anciens du Dub © Gaetan Ducroq
Mungo’s HiFI DJ Set, anciens du Dub © Gaetan Ducroq

A. : Un ressenti sur le festival aujourd’hui ?

  • «On est très fatigué car on a fait un gros voyage, mais la route de Toulouse à Entraygues a été magnifique. Je pense revenir ici pour des vacances c’est tellement charmant.»

A. : Marina P nous a dit que vous aviez un EP prévu pour 2015 ?

  • «Oui on va peut être même faire un album.»

A. : Comment s’est passé votre rencontre avec Marina P ?

  • «On l’a connu à travers le collectif Bhale Bacce, et lorsqu’on a entendu sa voix on a juste fait «ouah.» Maintenant c’est une bonne amie à nous, on a passé beaucoup de temps ensemble à Glascow comme en France.»

 Second acteur de cet Acte III, Mc HYL, tout jeune crooner hip-hop, qui faisait sa première scène hip-hop au Rastaf’Entray, assurant  les transitions entre les  artistes.

Mc HYL, performant ponctuellement au festival off comme au in © Gaetan Ducroq

A. : T’étais déjà venu à ce festival ?

  • «Oui, en temps que spectateur l’année précédente et ça tombait le soir de mon anniversaire donc j’en garde un très bon souvenir!»

A. : Les points forts de ce festival selon toi ?

  • «Déjà, son cadre ! Et aussi la fraîcheur du festival encore jeune et dynamique grâce à sa super équipe. Le lieu du festival entre les montagnes, le château, la rivière c’est vraiment magique !
    Et autre point positif, l’accueil ! En fait je suis arrivé l’avant veille du festival et j’ai été trop bien accueilli par toute l’équipe que je connaissais qu’en petite partie. Et passé deux jours en tant qu’artiste, c’est vraiment le top surtout aussi bien entouré !»

A. : C’est ta première scène, donc qu’as-tu à dire au niveau de l’ambiance, de l’organisation, du stress … ?

  • «C »est ma première scène avec ce nouveau projet hiphop et je pense avoir eu beaucoup de chance ! J’étais énormément stressé à l’idée de chauffer la foule après des artistes comme Patko ou Marina P, les semaines avant le festival, à l’idée d’oublier mes paroles ou que ça ne plaise pas a un public reggae ! 
    Quant à l’ambiance elle était juste parfaite ! Je suis monté sur scène avec un stress énorme mais grâce à la bonne réaction du public je pense que ce festival restera gravé dans ma mémoire. Je remercierai jamais assez toute l’équipe du festival pour m’avoir permis de passer un moment pareil et j’espère revenir dans deux ans avec de quoi inscrire mon nom sur l’affiche.»

Enfin, on écoute un dernier acteur majeur du festival. Et pour cause, il s’agit d’un membre de l’organisation. Ce fameux staff, très jeune et dynamique qui a marqué – comme on peut le constater – tous les artistes !

Morgane a 21 ans, c’est la responsable communication de l’association JME (Jeunesse Motivée d’Entraygues-sur-Truyère), terreau du Rastaf’Entray.

A. : C’est quoi cette association ?

  • «L’association JME a été créé en 2009. À la base on était tous une bande de pote qui venaient d’Entraygues ou des environs. Du coup on a voulu dynamisé notre village en créant des animations et surtout le festival Rastaf’Entray.

A. : Un petit récap’ de la soirée ?

  • «On est super contents parce qu’on a eu super temps [contrairement aux 2 précédentes années]. Donc a pu tout faire en plein air et ça change du tout au tout l’ambiance du festival parce que notre force aussi c’est d’avoir un site magnifique. On a un château à côté de la rivière, beaucoup d’endroits pour se poser…»

A. : Au niveau des chiffres par rapport aux autres années ?

  • «On attend les chiffres officiels mais ça serait bien de battre notre record qui était 1400 personnes. Mais par rapport à l’année dernière c’est largement mieux donc, on est contents !»

A. : Concernant la programmation, vous avez quand même choisi des artistes qui passent pas partout.

  • «Oui car notre but c’est aussi de faire une découverte musicale. Chaque année on prend un artiste local, une découverte (Patko), une voix féminine (Marina P) et après on prend une tête d’affiche et on essaye de finir par un groupe un peu dub.
    Voilà c’est aussi le but de faire découvrir et tourner des gens qui tournent pas forcément dans la région. On essaye de proposer autre chose.»

A. : On a pas mal entendu cette question de la part des artistes : pourquoi une seule journée ?

  • «Oui c’est aussi ce qu’on nous a demandé. On aimerait bien le faire sur 2 jours mais c’est aussi une autre organisation et beaucoup de travail en plus. On voulait faire une soirée le vendredi mais on est une asso de 20 personnes, que des étudiants, du coup c’était difficile.
    Pour l’instant c’est pas trop trop envisageable mais on verra en fonction du budget l’an prochain ou de nouveaux arrivants dans l’asso.»

A. : Sur Pierpoljak qui se fait arrêté par la gendarmerie en arrivant, un petit mot ?

  • «Beeeen la panique au départ. *rires* Voilà ça pouvait arriver mais dommage que ça tombe sur Pierpoljak.
Madaman en feat. avec Ackboo © Gaetan Ducroq
Madaman au chant, en duo avec Ackboo à l’instru © Gaetan Ducroq

Bilan : 

Les joies de la campagne c’est : AUCUN réseau SFR, très peu de distributeurs bancaires en ville et des moustiques attirés par le ruisseau… Mais la campagne c’est aussi : la fraîcheur (pour le coup) du ruisseau, le ciel étoilé, une insécurité inexistante, une ambiance bonne enfant et un salad bowl de classes d’âge des plus agréables ! Rajoutez à cela une bière plutôt bonne, de l’authentique aligot et surtout un staff impressionnant de jeunes volontaires, positifs et touchants, malgré les quelques à côté niveau communication avec les artistes.

Bref, aucune onde négative ne peut vraiment être captée à Entraygues le 7 juin. A vérifier pour l’année prochaine ?

Article rédigé par Eliot Ratinaud

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