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TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESThe Walking Dead, saison 4: Jusqu’à la vie …

Encore une fois, The Walking Dead s’est clôturé en nous laissant pantois avec un final que certains qualifieront  de génial et d’autres de facile. Retour sur ce dernier morceau de saison, pas toujours appétissant, assurément saignant et définitivement surprenant ! Inutile de préciser que les SPOILERS sont ici légions.

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 L’attente était énorme. Difficile de se remettre de la traumatisante attaque de la prison survenue lors d’une mid-season finale désespérée. Nous avions quitté nos héros, divisés, de retour à la case départ : en pleine nature, sans refuge, sans vivres, les armes à la main et la haine au cœur.

Dès lors, on suit les survivants divisés en petits groupes, leurs mésaventures étant tout simplement racontées tour à tour par épisode. Jusqu’ici le dispositif mis en place par les scénaristes, à défaut d’être original reste efficace. Il l’aurait plutôt été si chaque épisode n’était pas aussi déconnecté de l’ensemble de la série. Ce qui saute aux yeux lors des premiers épisodes, c’est l’impression que chacun d’entre eux soient écrits par une personne dans son coin, voulant faire son court-métrage d’horreur dans un certain style.

« Le tout se concluant par une image ridicule, dégoulinante de cliché, l’horreur absolue … »

On a alors droit, pour en citer, à un récit sorti d’un thriller avec une intrusion d’un violent groupe de survivants dans une maison servant de refuge à Rick, Michonne et Carl. Si la tension atteint son paroxysme dans une des scènes, elle n’a de valeur que sur le moment, tout comme les épisodes qui suivent. Des histoires qui se regardent finalement assez platement. La palme va à l’un d’entres eux, horriblement vide, le rien absolu, où Daryl et Beth vivent une crise d’ado post-apo, une approche voulu indé mais complètement caricaturale. Le tout se concluant par une image ridicule, dégoulinante de cliché, l’horreur absolue …

We need to talk about Lizzie

C’est le remake du début de la saison 4, on regarde poliment, on se satisfait de quelques plans gores, d’une nouvelle intrigue où il serait question de marines escortant un scientifique capable de sauver l’humanité. On reste polis…

Remake du début de la saison car, lorsque l’épisode 14 commence, l’ambiance se suspend, la mise en scène devient onirique rappelant le cinéma fantastique espagnol. Ce sera le début de l’un des meilleurs épisodes –le meilleur ?- de toute la série. La réal saisit à bras le corps la dramaturgie des personnages –Carol, Tyreese , le bébé Judith et les deux petites filles : Lizzie et Mika- en nous livrant le récit de l’esprit d’une petite fille déviante dont l’issue en sera dramatique. Persuadée que les walkers sont des êtres inoffensifs et perdus, Lizzie refuse de les tuer, préférant jouer avec … Ce climat instaure alors un schéma dramatique simple : des parents –Tyreese et Carol- ne savent pas comment faire fac à la maladie de leur fille –Lizzie-. Le drame finit par arriver, comme un électrochoc, frontalement, Lizzie vient d’assassiner Mika pour la changer et s’amuser…

« Elle se finit de nouveau de manière incertaine et tranche l’action. »

La suite, on la devine et on y pense instantanément, on garde l’espoir que ça n’arrivera pas mais elle est perdue, le danger est trop grand. Carol décide alors de marcher avec elle le lendemain, la laisse s’avancer, prend un revolver et lui demande dans un moment déchirant et désespéré de regarder les fleurs …

L’initiative de réinventer la série comme cela avait été fait en faisant du gouverneur une sorte de héros, ici les scénaristes la pousse au maximum, faisant de The Grove un court-métrage poignant dans la veine de 28 semaines plus tard.

Il aura donc fallu attendre comme au début de la saison un choc pour, enfin, commencer les hostilités.

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Jesus camp

Seul fil rouge de cette dernière moitié de saison, nos héros suivent les rails d’une voie ferrée menant au Terminus, refuge important selon les messages indiqués tout le long du chemin. Rick poursuit sa déshumanisation, sa marche funèbre et notamment dans une explosion de sang folle et furieusement iconique. Pour sauver Michonne et Carl, il n’hésite pas à tuer un homme en le mordant, devenant lors d’un plan en contre-plongée ahurissant un impitoyable walker. Carl ne s’en remettra pas, tout comme nous. Jamais les protagonistes de la série n’auront été aussi désespérés, aussi morts. Tous ont franchi la ligne et en sont à jamais changé, résignés à vivre avec ce climat de mort amer.

« Jamais les protagonistes de la série n’auront été aussi désespérés, aussi morts. »

Arrivés au Terminus –on retiendra d’ailleurs l’image pachydermique du nom-, nos trois héros se rendent compte qu’ils sont tombés sur un groupe de fanatique. Une secte dont on ne saura finalement rien si ce n’est qu’ils enferment nos héros dans un wagon abandonné. C’est à l’intérieur de celui-ci que l’on retrouvera tous nos héros, enfin réunis, toujours désarmés mais bel et bien déterminés à vivre.

La saison 4 de The Walking Dead aura donc été en dents de scie, nettement moins cohérente et tenu scénaristiquement que la troisième. Elle se finit de nouveau de manière incertaine et tranche l’action. On pensait que la série avait franchit un nouveau cap à mid-season, elle semble revenir sur ses pas avec un nouveau refuge et de nouveaux ennemis.

Si une saison doit transcender la série, ce doit bien être la cinquième, croisons les doigts pour que ce soit le cas.

 

Article rédigé par Maxime Forgues

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