Home >> À la une >> TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESJ’ai testé pour vous le Quidditch !

TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESJ’ai testé pour vous le Quidditch !

Aussi intrigant ou loufoque que cela puisse paraître, des personnes jouent réellement au Quidditch, le célèbre sport d’Harry Potter inventé par J. K. Rowling.  Encore plus curieux, il est pris très au sérieux aux Etats-Unis, des championnats du monde existent et quelques équipes fleurissent en France. Afin de déceler tous les mystères d’un sport qui se joue à la base – et il est important de le rappeler – en volant sur un balai, j’ai passé une après-midi avec quelques membres de l’équipe de Toulouse. Retour sur trois heures de sport intensif.

Le Quidditch - équipe de ToulouseLe Quiddtch, un sport intensif – Photos Aparté.com, Anaïs Chatellier

J’avoue que lorsque mon camarade m’a parlé de personnes qui jouaient sérieusement au Quidditch, j’ai d’abord explosé de rire en me disant qu’il y a vraiment des gens tordus dans ce monde. Puis, je me suis rappelée que j’ai fait partie de la génération “Harry Potter”, celle qui a grandi en même temps que l’Elu, qui attendait avec impatience le prochain livre et qui, même si elle a été déçue par les films, a continué d’aller les voir au cinéma. Harry Potter à l’école des sorciers, c’est quand même le premier livre de plus de 200 pages que j’ai lu en entier, Harry Potter et les reliques de la mort, le premier livre que j’ai lu en anglais – même si j’ai mis 100 pages à comprendre que wand voulait dire baguette magique.

Le vif d’or n’a pas de limite de terrain et peut user de tous les stratagèmes pour ne pas se faire attraper. Sa seule contrainte : revenir toutes les 10 minutes sur le terrain pendant quelques secondes.

J’ai pleuré quand Cédric Diggory – parce qu’on a beau dire, Robert Pattison est quand même pas mal – Sirius Black et Dumbledore sont morts, j’ai rêvé de pouvoir être une sorcière pour qu’en un coup de baguette ma chambre soit rangée. J’en connais même qui sont allés plus loin en envoyant, à l’adresse de leur parent, la fameuse lettre d’admission à Poudlard… Du métro Argoulets au terrain de foot où le rendez-vous est fixé, c’est comme si une grande partie de mon enfance resurgissait.

Arrivée sur le terrain, les trois cerceaux du Quidditch sont bien là. Les trois joueurs s’entraînent et courent, un balai entre les jambes et c’est d’ailleurs la principale difficulté du Quidditch. Enfin, ce n’est pas vraiment un balai car dans la réglementation du Quidditch moldu, il ne doit pas dépasser 1m10, alors n’allez pas non plus imaginer des énergumènes munis du balai de leur cuisine encore plein de poussière. On est loin du Nimbus 2000 ou de l’Eclair si convoités mais il ne faut pas oublier que ça reste un sport et qu’il doit être praticable par nous autres, Moldus. Les trois joueurs tentent de nous expliquer les bases, l’entrainement peut commencer.

On se lance la balle en se déplaçant sur le terrain (le morceau de bambou toujours entre les jambes). Cette balle, c’est le souafle, celle qui sert à marquer dans les cerceaux confectionnés avec les moyens du bord (hula hoop, bambou, morceaux de bois, clou, scotch…). Jusque là, par trop de soucis, on en oublie presque le balai entre les jambes.

Le fameux Cognard

Deuxième étape et c’est là que ça commence à se corser : les Cognards sont sortis ! Fort heureusement, ils ne sont pas aussi violents que lors du match Gryffondor contre Serpentard dans Harry Potter et la chambre des secrets (j’avais revu plusieurs Harry Potter avant d’y aller, ne pensez pas non plus que je connais toutes les scènes de tous les films par coeur…). Deux batteurs sont chargés de toucher les adversaires pour les faire “tomber de leur balai”, soit en langage moldu : prendre son balai à la main, courir le plus vite vers la base et toucher son cerceau pour pouvoir revenir en jeu. Mes cuisses chauffent et je commence à me dire que le footing que j’avais prévu de faire aujourd’hui, en sportive du dimanche qui se respecte, risque d’être reporté à la semaine prochaine…

En une heure de match, j’ai l’impression d’avoir joué à la fois au basket en visant dans les cerceaux, au handball en passant le Souafle et au ballon prisonnier en lançant le Cognard. Un sport finalement plutôt complet.

A ce moment là, un père et ses trois enfants s’arrêtent, légèrement intrigués par la chose. Les joueurs les invitent à venir se joindre à nous. On est désormais 9 joueurs, pas le nombre officiel pour pouvoir jouer (qui est de 14 joueurs, 7 par équipe), mais un nombre suffisant pour s’amuser. Le manque de “balai” ne nous dérange pas, nous courons chercher des branches auxquels nous laissons quelques feuilles pendre, pour un rendu on ne peut plus authentique.

Genoux et balai à terre, main droite devant les yeux, main gauche au dessus du balai, prête à réagir au quart de tour… “Broooooms up” ! La partie peut commencer. On court, se passe la balle, tente de marquer, se fait toucher par un Cognard, touche un des cerceaux, repart, recours, se refait toucher… Bref, vous l’aurez compris, c’est plutôt physique, tellement physique que mon coéquipier qui ne s’attendait pas à faire vraiment du sport – à vrai dire on s’attendait plus à voir une bande de geeks pas très sportifs gravement atteint de Pottermania – en a craqué sa chemise !

En une heure de match, j’ai l’impression d’avoir joué à la fois au basket en visant dans les cerceaux, au handball en passant le Souafle et au ballon prisonnier en lançant le Cognard. Un sport finalement plutôt complet, mais que je ne pratiquerais pas non plus tous les week ends. Par peur de moqueries certainement.

Deux des joueurs de l'équipe en tenue officiel avec leur "blase" de joueur de Quidditch

Mon article pourrait se terminer là, j’ai vraiment testé le Quidditch pour vous, j’ai fait mon petit compte rendu, il y a des photos, du son… Mais je ne voudrais pas laisser ceux qui connaissent presque par coeur Harry Potter dans la frustration, car une question doit encore vous tracasser : mais où est donc passé le vif d’or ? Rassurez-vous, les Moldus ont tout prévu et c’est certainement la partie la plus marrante – voire ridicule – du jeu.

Le vif d’or est ainsi incarné en homme ou femme – il est important de souligner que le Quidditch est un sport mixte obligatoirement – vêtus d’un maillot jaune ou doré – forcément. Accroché à son pantalon, une balle de tennis dans une chaussette, la parfaite incarnation du vif d’or ! Cette personne fera l’électron libre pendant toute la partie, poursuivie par deux attrapeurs. Son avantage : il n’a pas de balai – et je peux vous le dire désormais – il peut courir deux fois plus vite !

Il n’a pas de limite de terrain et peut user de tous les stratagèmes pour ne pas se faire attraper. Sa seule contrainte : revenir toutes les 10 minutes sur le terrain pendant quelques secondes. Et c’est à ce moment là que je vous laisse parce que je n’ai qu’une envie, c’est de regarder à nouveau tous les films d’Harry Potter à la chaîne, soit 1178 minutes, ou plus de 19 heures… Finite Incantatem !

Bonus : Reportage de Mativi sur l’équipe de Quidditch de Toulouse :

Article rédigé par Anaïs Chatellier

(A)parté pas si vite !

En Aparté avec… Juliette Chenais de Busscher : «Les femmes s’octroient le droit d’être provocantes ?»

Au sein de la Compète Officielle du FIFRIGROT, un film détonne. Réalisé à l’aide de …

Un commentaire

  1. Merci pour cet article. Ça fait vraiment plaisir de voir que même si c’est pas commun comme sport, ça plait à certain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *