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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTES[Série] : Vikings saison # 1, petite soeur de Game of Thrones ?

Avec l’apparition du « nouveau » format qu’est la série, chaque année les chaînes américaines entrent dans une concurrence effrénée. On se souvient tous du flop de la série Terra Nova comme de la béatification de Breaking Bad. Actuellement, on peut dire que les séries venues d’un autre siècle – ou univers – ont la côte, notamment avec Game Of Thrones, qui bat des records d’audience et envahit les réseaux sociaux à chaque épisode. Sans exception, une énième série est apparue cette année, historique sans vraiment l’être: Vikings.

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Scandinavie, fin du VIIIe siècle. Ragnar Lodbrok, un jeune guerrier viking, est avide d’aventures et de nouvelles conquêtes. Lassé des pillages sur les terres de l’Est, il se met en tête d’explorer l’Ouest par la mer. Malgré la réprobation de son chef, Haraldson, il se fie aux signes et à la volonté des dieux, en construisant une nouvelle génération de vaisseaux, plus légers et plus rapides…

 

Nouvelle arrivée de la chaîne History, Vikings vient de débarquer depuis quelques mois sur nos écrans français. À la production, un habitué et amoureux de l’Histoire, Michael Hirst. N’ayant plus rien à prouver quant à sa qualité de réalisateur, notamment avec trois très bonnes séries à son actif  – The BorgiasCaamelot et The Tudors –, le voici aux commandes d’une nouvelle petite pépite pour les amateurs d’histoire scandinave.

Entre religion polythéiste et structure très stricte de la société, même la place de la femme est décriée.

Bien loin du docu-fiction, Vikings est avant tout un divertissement. Pourtant, il est difficile de ne pas parler du réalisme dont fait preuve la série, que ce soit au niveau des costumes, des paysages que de certaines scènes. En marge de toutes les idées qu’on peut avoir sur ce peuple païen, avide de conquêtes et d’or, Vikings nous plonge dans un monde tout autre. On y apprend, en même temps qu’un moine anglo-saxon Athelstan, leurs coutumes. Entre religion polythéiste et structure très stricte de la société, même la place de la femme est décriée. Au final, cette série nous emmène au-delà de la distraction, elle nous montre ce qui fut, peut-être, la vie en Scandinavie au VIIIe siècle.

De plus, la mythologie, bien présente tout au long de la saison, renforce la force de Vikings. Rien n’est épargné, du sacrifice animal à celui de l’humain et de l’importance des dieux dans les choix que rencontrent les personnages principaux, les neufs épisodes de cette première saison posent les bases de ce qui s’annonce être une très bonne série.

Rien n’est épargné, du sacrifice animal à celui de l’humain (…)

Les paysages somptueux et mystérieux recouverts par un ciel pesant, nous immergent encore plus dans l’univers. Si parfois quelques maladresses peuvent être commises, notamment dans les dialogues, certaines scènes nous prennent par les tripes et nous rendent impuissants face à l’action, notamment la scène de la pandémie ou encore le rituel religieux où l’on se sent présent et observateur.

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Parlons justement des personnages, notamment du mystique « Ragnar Lodbrok » dont les contes et légendes racontent les aventures sans pour autant les certifier. Joué par le surprenant Travis Flimmel, australien et ex-mannequin reconverti en premier hipster scandinave, il est tout simplement brillant dans l’approche du personnage et s’approprie avec beaucoup de facilités ce guerrier avide et farouche. Et puis avec des yeux pareils, les filles, vous ne vous en remettrez pas…

Les autres acteurs sont également très bons, avec une préférence pour la femme de Ragnar (Katheryn Winnick), loin de la potiche que l’on nous sert à toutes les sauces – notamment dans Game of Thrones – et aussi pour Floki, joué par Gustaf Skarsgård, (petit frère d’un certain Alexander, ou devrait-on dire d’Eric Northman dans True Blood), qui nous sort un personnage haut en couleurs et attachant.

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Bien que Vikings n’ait pas les mêmes moyens que le mastodonte Game of Thrones, elle ne s’incline pourtant pas grâce à son casting resserré. Loin de la plupart de paysages virtuels du géant, Vikings va chercher sa force dans les paysages réels. Elle en devient une excellente alternative sans en être son égale. En attendant la saison 2, il nous reste plus qu’à espérer une réelle intrigue et de vrais enjeux autres que la conquête de l’Ouest pour ancrer cette nouvelle série dans le paysage audiovisuel international.

Bonus – le générique envoûtant au son de Fever Ray

Article rédigé par Magalie Laur

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