À la une | Zoom Sur | par Florian Bardou | le 05 mars 2013

En février, le théâtre du Grand Rond accueillait Mamuse et la compagnie de l’Inutile pour une adaptation de quatre nouvelles de Maupassant: Les Amours Inutiles. A la mise en scène, Eric Vanelle accompagné sur scène par les sublimes et drôlissimes Corinne Mariotto et Laetitia Bos. Silence, ça joue. 

Le Moyen de Roger, l’Inutile Beauté, la Serre et enfin Le lit 29. Quatre nouvelles de Maupassant adaptées pour une pièce originale. C’était tout le pari des Amours Inutiles, remarquablement interprétée par les trois acteurs sur scène après leur première création Les Beautés Inutiles en 2007. Au coeur du spectacle: une réflexion sur les rapports amoureux qui traverse les époques.

L’amour, cette formidable constante

La pièce démarre par Le Moyen de Roger, une nouvelle incroyablement drôle qui narre une anecdote un peu grivoise mais admirablement décrite par notre cher vieux Guy. Tour à tour, les personnages de Maupassant défileront, avec pour trame de fond l’amour et/ou la relation amoureuse. L’ironie est omniprésente tant dans le texte que dans le jeu des acteurs. D’ailleurs, sur le fond, la pièce soulève des questions assez universelles sur l’amour au XIXe siècle, encore pertinentes aujourd’hui, mais avec beaucoup d’humour.

La mise en scène est certes minimaliste – on le redit, c’est une adaptation contemporaine -, mais elle n’en est pas moins efficace, et surtout ludique avec un kit de formes rectangulaires qui s’agencent pour créer une infinité d’espaces de jeu. Côté musique Tom Waits et Iggy Pop sont également de la partie, et donnent une ambiance résolument délurée à la représentation. Résultat: une pièce qui ne badine pas avec l’amour, à en faire jalouser Alfred de Musset.

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