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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESL’équipe des Airs Solidaires, copine et militante

Les Airs So’, festival étudiant et culturel de solidarité internationale, ont repris leurs droits jeudi 21 mars sur les campus pour leur 6éme édition. L’occasion de rencontrer la sympathique et dynamique équipe d’organisation d’un festival qui s’ancre dans le paysage culturel toulousain. Portrait le temps d’une après-midi bricolage.

Ils s’appellent Alice, Anaïs, Lola, Marie, Louise, Rémy, ou encore Romain. Une ribambelle de noms derrière une association qui en a fait du chemin depuis sa première édition en 2008. Aujourd’hui composée de 27 membres, l’équipe est une construction de tous les jours où, selon Rémy Segonds son président, « chacun peut apporter sa pierre et faire en sorte d’influencer le festival dans un sens ou dans l’autre. »

« De la graine à l’assiette »

Cette année, ce sont les modes de consommation et de production alimentaires qui sont mis à l’honneur autour de l’intitulé « De la graine à l’assiette ». Marie Aureille, étudiante en quatrième année à Sciences Po Toulouse, chargée de projet sur le campus UT1 pour Les Airs solidaires est à l’initiative de cette thématique qui permet de sensibiliser et de proposer des alternatives à toutes les étapes de la chaîne de production. Des problématiques qui l’intéressent particulièrement et sur lesquelles elle souhaite construire son projet professionnel, notamment à la suite d’un stage chez Greenpeace Mexique au sein de la campagne anti-OGM.

Mais comment sensibiliser à la solidarité internationale des étudiants, ou un tout autre public, peu habitués et novices sur des thématiques qui peuvent lui passer à côté ? C’est l’objet même de la nature de ce festival musical et culturel selon Marie pour qui « L’espèce d’identité des Airs solidaires, c’est de mixer sensibilisation à la solidarité internationale et projet culturel. » Un mode d’expression qui permet une bien meilleure efficacité en termes de réception. D’ailleurs, cette année un rééquilibrage a été opéré pour donner plus de poids aux événements culturels dans les facs comme la « déambulation », la « disco soupe », les représentations de théâtre et d’improvisations ou le concert de The Hertz et de Los Fuegos – un groupe qui allie musique électronique et cuisine en live.

Une bande de copains, tous un peu militants

Hétérogène et intergénérationnelle – de 17 à 26 ans -, l’équipe des Airs So’, c’est aussi une bande de copains qui vit des moments forts tout au long de l’année ne serait-ce que par l’expérience associative qui permet de tisser des liens. Anaïs Tankam, également étudiante à Sciences Po Toulouse en quatrième année, et chargée de projet sur le campus Mirail retient ces moments partagés et leur caractère plus ou moins anecdotique.  « Je travaille beaucoup avec Lola et Rémy,  on est tout le temps tous les trois, on se suit sur les projets.  Il y a quelques jours, on était en mission à trouver du fumier, de la paille dans tout Toulouse donc c’est vrai que ce sont des journées qui resserrent les liens (…). Donc on passe beaucoup de temps ensemble à partager ces moments-là qui sont assez improbables et assez forts. » Dur de quitter les Airs solidaires quand on a vécu une aventure avant tout humaine et collective.

Au-delà de l’ambiance bon enfant, intégrer l’équipe d’un festival d’une telle nature, c’est aussi une forme d’engagement militant. Selon Marie, « L’objectif du festival, c’est clairement de publiciser les alternatives et d’aller en parler aux étudiants, à un public qui n’est pas forcément sensible à la question. Donc en soi, c’est du militantisme parce que c’est de l’information. C’est dire qu’un autre monde est possible comme ils disent au Forum Social Mondial. » Pour Romain Danzavilliers, programmateur du festival, diplômé en management culturel, l’idée « c’est vraiment d’ouvrir le débat. » Et de préciser: « Dans nos différentes interventions, on essaye de faire venir des gens qui viennent d’horizons assez variés pour avoir un point de vue le plus critique possible. » Ici, même si les questions et les thèmes sont clairement politiques, l’association et le festival se veulent hors du système partisan. En somme, un militantisme de sensibilisation, de critique et d’alternatives via des activités pédagogiques et culturelles.

Plus d’infos concernant la programmation du festival par ici.

Photos: © Florian Bardou

Article rédigé par Florian Bardou

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