À la une| Critiques | par Matthias Haghcheno | le 04 mars 2013

Attendus au tournant après une première fournée de tubes en 2010, les trois Irlandais reviennent gonflés à bloc de mélodies étonnamment assumées avec leur deuxième disque Beacon, sans renier leur héritage dancefloor. À voir en live le 11 mars prochain au Bikini.

Là est tout l’équilibre du TDCC nouveau, miraculeusement trouvé après un Tourist History trop lisse, trop gentil : la machine Kitsuné avait encore carburé plein pot pour nous sortir une galette explosive mais à la production tristounette. Heureusement qu’on avait sous le coude des rythmiques abrasives et un vrai talent pour le tube, celui qui persiste dans le crâne des jours durant. Ce nouvel équilibre, fraîchement trouvé sur ce Beacon, peut se résumer en un seul mot : « lumineux ». Les envies pop du trio sont enfin à la hauteur des arrangements, alors qu’ils n’ont plus peur de nous éclabousser d’une nostalgie romantique à faire fondre (Next Year, Sun), ni de nous écraser sous une urgence presque garage, propre à leur style premier (Someday).

Cette envie de rouler à mille à l’heure quand on a tellement de jolies choses à montrer, ce qui faisait cruellement défaut à son prédécesseur, Beacon la réfrène quelque peu pour mieux démontrer encore une fois – et s’il y avait encore besoin -, que Two Door Cinema Club est un groupe qui compte sur la scène anglo-saxonne moderne. En deux disques, on les a vu d’abord bondir, puis reprendre un nouvel élan pour, cette fois-ci, plonger. Ne pas aller les voir le 11 mars prochain, c’est un peu comme ne pas avoir de Rolex à 50 ans, si vous voyez ce que je veux dire.

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