La mode, c’est ce qui se démode, disait Cocteau. Ces dernières années, les modes ont, en effet, frappé par leur fulgurance. Loin sont les « pattes d’eph », la « tektonik » et nombre de leurs attributs. Pour autant, les modes vestimentaires ne cessent de reprendre du poil de la bête. Au point, d’ailleurs, d’en devenir un phénomène de société immanquable, alimenté par les médias en permanence. Carburant, sans doute, au mimétisme, véhiculant, à coup sûr, les identités, la mode diffère selon les géographies, les époques et les groupes sociaux. Rien d’étonnant ni de fortuit, donc, si, à Toulouse, elle revêt bien des expressions singulières et inattendues. Tour d’horizon.
Les pièces du dossier :
Fripes. Rien ne vaut le « vintage » pour se façonner un style à la fois retro et taillé à son image. Florian Bardou et Esma Mekraoui se livrent à une petite tournée des fripes toulousaines, qui ont fait du phénomène leur fonds de commerce.
Chapeaux. Loin d’être cantonnée aux vêtements, la mode repose grandement sur l’usage d’accessoires qui dénotent. Le chapeau est, sans doute, un de ses avatars par excellence. Salsabil Chellali brosse ici le portrait de Caroline, modiste toulousaine, dont la collection de chapeaux, conçue de ses mains, est impressionnante.
Blogs. Les blogueuses mode se démultiplient. Au prix, parfois, de plagiats innombrables. Le blog, vitrine pour les vrais talents ou apanage de simples copistes ? Un billet d’humeur signé Magalie Laur.
Chouchous. Le chouchou peut apparaître comme un accessoire anecdotique. Marie Aragon, toulousaine en exil à Paris en a pourtant fait son dada et propose une grande variété de pièces. Esma Mekraoui s’est entretenu avec la jeune créatrice.
Damart. Damart, c’est ce fameux sous-vêtement aux vertus réchauffantes. Marc Bonomelli nous taille, à ce propos, un billet d’humeur drolatique et vert.
Mannequinat. « Moins vite », « On déhanche mais pas trop », « Pas de sourire ! ». Le mannequinat, c’est pas forcément très évident. Univers lourd d’urgences et d’exigences, Victoria Bach nous glisse dans les coulisses d’un défilé toulousain.
Micro-trottoir. Car la mode se vit aussi au quotidien, la première question que l’on se pose le matin au réveil porte bien souvent sur notre hypothétique tenue. Mari et Sophie ont voulu en savoir plus sur ce choix pour le moins crucial: «Pourquoi as-tu choisi cette tenue ce matin ? »
P.C.
Photo © tonpetitlook.com