À la une | En Aparté avec | par Rémy Vaganet | le 19 janvier 2013

C’est avec pour cadre le sous-sol et  les très  félins fauteuils du French Coffee Shop que nous avons eu l’occasion de rencontrer la seule et unique podcastrice Toulousaine, Léa Encore Junior. Actuellement en dédoublement entre Toulouse et Paris ainsi qu’entre ses projets personnels et ses vidéos mensuelles pour le magazine COSMO, portrait d’une humoriste  pas tout à fait comme les autres qui ne se prend pas du tout au sérieux.

Léa encore Junior, la nouvelle étoile montante du podcast.

Aparté.com: Qui es-tu en quelques mots ?

Léa Encore Junior: Je suis une grosse ado attardée qui fait des vidéos sur Internet. J‘ai vingt cinq ans, et je vis sur Toulouse et Paris.

De quoi traitent tes vidéos ?

De sujets très différents, l’humeur du moment, c’est selon ce qui me vient. C’est surtout de l’humour mais un peu malgré moi, je veux faire rire mais au final c’est surtout notre génération qui fait rire.

Tu as plusieurs projets que l’on peut voir sur ta page Léa encore Junior, détaille les nous :

Alors, j’ai mes projets persos en préparation ou en écriture en permanence qui n’ont pas une véritable fréquence de publication ni liens entres les uns et les autres. Ensuite, il y a Cosmo tous les mois: il m’est demandé de réagir sur les gros titres du magazine. Je peux aussi inventer des sujets mais mon travail porte surtout sur le fait de mettre en image un titre.

Combien de temps te faut-il approximativement pour écrire et monter une vidéo ?

Pour Cosmo j’essaie de les écrire rapidement, en une bonne grosse soirée. Le tournage prend une journée et le montage une nuit. Idéalement, j’essaie de tout faire en deux jours. C’est mieux de faire tout d’un trait ça permet de décompresser.

D’où te viens cette passion pour la vidéo ?

Quand j’étais toute petite je faisais des spectacles « familiaux », danse, chant… Avec mes frères, on faisait une fausse émission de radio tous ensemble, on s’enregistrait sur une cassette, on avait même un magnéto pour faire différents effets sonores. De plus, mon père avait un studio d’enregistrement. Du coup on l’utilisait pour enregistrer ou pour faire des voix off, c’était un jeu pour nous. Ah oui, ado je faisais aussi des parodies de la Star Ac’ pour l’anecdote.

J’adore faire des vidéos, c’est extrêmement fun, savoir que je peux faire rire des gens, l’interaction que j’ai avec eux, même si ils ne sont pas très nombreux c’est un sentiment nouveau. Dès que je reçois un message sympa, c’est bizarre j’ai pas l’impression de faire quelque chose d’hyper intéressant mais c’est bien car ça véhicule quelque chose de positif.

"Je suis une grosse ado attardée qui fait des vidéos sur Internet. J‘ai vingt cinq ans, et je vis sur Toulouse et Paris."

"Je suis une grosse ado attardée qui fait des vidéos sur Internet. J‘ai vingt cinq ans, et je vis sur Toulouse et Paris."

Au niveau de tes inspirations, as-tu des modèles ?

Je m’inspire de la télé. Je réfléchie pas trop, ça vient tout seul à travers mon vécu: ce que je vois, ce qui me fait rire, etc. J’ai grandi avec les Nuls et les Robins des bois donc forcément indirectement j’en suis imprégnée et ça se ressent dans mes vidéos. Je me souviens d’une phrase qui disait « Tout a déjà été fait mais pas par vous », par contre je ne me souviens pas de l’auteur.

Concernant tes projets que nous prépares-tu pour 2013 ?

J’ai envie de continuer à faire mes vidéos. J’ai la chance d’avoir du temps à consacrer à ça, et je continue avec Cosmo toute l’année 2013

A côté, j’entame la campagne Undiz dont je suis l’égérie de la marque pour 2013. Ils ont créé un personnage, miss Iz que j’interpréterai. Les vidéos traiteront de la mode, des tendances du moment et d’autres sujets, mais le tout avec beaucoup d’auto-dérision et de second degré.

Parle nous de ton parcours.

J’ai suivi une formation de communication visuelle puis je me suis spécialisée dans l’édition. Je bossais dans la presse, pour un magazine masculin. J’étais très bien mais ma passion pour les vidéos a pris le dessus. Après, je continue malgré tout le graphisme en freelance.

Comment vis-tu le fait d’être une fille dans le monde des podcasts qui est largement dominé par les garçons (Norman, Hugo tout Seul, 10Min à Perdre, Cyprien, Julfou, Bengui, etc.) ?

Le fait que je ne sois pas la seule est déjà une aide, il y a aussi Natoo par exemple. Après il est certain que c’est dur la première fois qu’on poste une vidéo. Les gens n’ont jamais vu ta tête, c’est à double tranchant, soit ça passe soit ça casse. Et puis malheureusement, un certain nombre de personnes pensent que l’humour tient d’un monopole masculin. J’ai donc eu droit à quelques commentaires/remarques sexistes… Enfin bon, j’y suis immunisée maintenant !

A l’heure où l’on parle de phénomène éphémère pour les réseaux sociaux, considères-tu qu’il en va de même pour les podcasts vu que les deux sont relativement liés ?

Je pense qu’il y a beaucoup de formats qui ont connus leur heure de gloire à un instant « t », les podcasts ont leur cycle, mais avec le temps, ils seront probablement un peu moins mis en avant. C’est pour ça que j’essaie de me diversifier à travers mes vidéos, de ne pas uniquement proposer un format podcast, comme par exemple dans ma dernière vidéo (Léa matte la TV). La mode tourne, le podcast plaît encore et a plu à un moment donné. Il y a tellement de possibilités avec ce format que je ne pense pas qu’il va s’arrêter, mais qu’il évoluera avec son temps.

En fait, je fais des vidéos depuis que je suis ado, mais je ne les exposais pas vraiment, je me suis servie du format podcast pour coller à la tendance et me faire une place directement. Maintenant j’essaie de sortir de cet effet podcast car je pense que les gens en font une overdose.

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