À la une | Zoom Sur | par Victoria Bach | le 24 novembre 2012

Après une préparation psychologique intense, Gaëtan et moi nous retrouvons en cette soirée d’Halloween pour la première soirée de La Petite invite #Worldwide Festival. Nous voilà partis pour 3 jours de péripéties, qui a priori démarrent plutôt bien. Récit.

Fulgeance

Autant le dire tout de suite, je débarquais sur le festival en touriste. A part une vague idée de la notoriété de Gilles Peterson et comme l’impression d’avoir déjà entendu parler d’Agoria et de Pearson Sound, la programmation était un vrai mystère. Je retrouve donc, 1 heure après le début de la soirée, Gaëtan, notre photographe talentueux et bien mieux renseigné que moi pour une soirée surprise. Vous avez-dit professionnalisme ?

Le duo Unik Corner est aux platines quand je me décide à commencer mon aventure musicale. La salle est presque vide et la terrasse bondée, comme toujours. Gaëtan me prévient : il s’attendait à plus groovy de la part des deux DJ. Or il s’avère qu’en effet, le set est un répétitif et ne pousse pas sur la piste de danse. Cela dit, est-ce vraiment ce que l’on demande au warm-up de la soirée ? Après tout c’est bien l’idéal pour se poser avec un verre pour discuter. Ce que je m’empresse de faire, un Cosmpolitan à la main, hommage à Carrie Bradshaw détonnant au milieu des pressions.

Nous sommes allègrement en train de casser du sucre sur le dos de quelqu’un (on s’occupe comme on peut) lorsque Fulgeance entre en scène. La soirée prend alors un autre tour. Fulgeance démarre vite et fort un set qui s’annonce très énergique. D’ailleurs nous ne sommes pas les seuls à l’avoir remarqué, enfin la salle se remplit, les gens s’approchent de la scène. Fumeur oblige, nous filons cinq minutes à l’extérieur histoire de mieux profiter de ce qui se trame à l’intérieur ensuite.

Et là, c’est le drame. Mon téléphone sonne. Contrairement à ce que l’on m’avait annoncé cet après-midi, Onra a finalement accepté notre demande d’interview. Là. Tout de suite. MAINTENANT. J’ai laissé mes questions chez moi, je n’ai pas de quoi enregistrer, je ne suis pas douée avec les gens, en somme c’est la panique. C’était sans compter sur Gaëtan qui, en bon fan de l’artiste, à quelques questions en tête ainsi que de quoi enregistrer. Vous vous demandez à quoi j’ai bien être utile dans cette affaire ? Moi aussi.

Onra

Finalement ce n’était pas si dramatique que ça, Onra est sympathique et puis, il faut bien l’avouer, Gaëtan est plutôt performant pour me sauver la mise sur le coup. Après cette montée d’adrénaline impromptue, nous filons nous noyez dans la foule désormais compacte pendant que j’envisage avec effroi le moment où je devrai retranscrire cette preuve de mes piètres talents en improvisation.

Depuis que nous l’avons quitté Fulgeance a attiré tout le public à lui et l’ambiance a rendu la salle surchauffée. Même Onra vient se poster discrètement sur scène pour profiter du set avant d’entamer le sien. Fulgeance prend visiblement autant de plaisir que son public, il danse, et finit par ne plus pouvoir s’arrêter. Onra en redemande, le public suit et le set se rallonge, pour le bonheur de tout le monde.

Fulgeance quitte la scène et c’est l’heure de la vraie pause cigarette. Cette fois rien ne vient nous interrompre. Soulagement. A notre retour, Onra a pris place et commence avec quelques chinoiseries. S’en suivent ensuite bon nombre de pépites aux sonorités 80s. Le public, principalement des filles, semble conquis. Les lovers des années 80 sont visiblement toujours aussi efficaces pour faire tomber la gente féminine et réveiller les groupies.

C’est alors que nous rencontrons un homme qui nous demande les horaires du métro. Il est ici pour les 5 jours du festival et vient du Mans pour l’évènement. C’est un grand fan du Worldwide, s’il n’est pas seul dans ce cas, on peut alors s’attendre à du monde pour les quatre prochains jours. Pendant ce temps Onra conclut son set sur de l’« exclusive shit » qui, bien évidemment, est loin d’être « shitty ».

Tin Sweeney

Après un troisième détour par la case cigarette, animée par le grand consensus anti-Georges Lucas, -rappelons que la possibilité d’un 7e volume de sa saga intergalactique venait d’être annoncée- on finit par se rappeler que je suis là pour écrire sur ce qu’il se passe à l’intérieur  de la salle.

Le public est toujours aussi enthousiaste, il fait très chaud dans la salle. Le précieux sésame qu’est l’appareil photo –encore une fois, merci Gaëtan- nous permet de griller tout le monde et d’aller devant pour mieux en profiter. Premier constat : Tim Sweeney évoque à première vue plus l’assureur ou le prof de maths que le DJ qui enflamme la piste. Sauf qu’il s’avère que c’est bel et bien un premier de la classe dans son domaine. Rythme entraînants, morceaux choisis sur le moment, c’est un coup de coeur. Le public manifeste son enthousiasme et Tim est ravi. Malheureusement, il faut couper court, le Connexion n’étant pas autorisé à poursuivre au-delà de 2h du matin. Les rappels sont insistants, Tim n’attend que l’approbation d’un membre organisateur pour une petite dernière mais un technicien vient débrancher les machines sous les huées. La soirée est bel et bien finie. Rendez-vous le lendemain pour deux soirée plutôt mouvementées au Bikini.

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