À la une | Highlight | Zoom Sur | par Florian Bardou | le 22 novembre 2012

Dans la cadre de leur tournée internationale suite à la sortie de leur tout dernier album Four, les londoniens de Bloc Party avaient rendez-vous avec le public toulousain au Bikini mercredi 7 novembre. Après une première partie animée par les australiens de PVT (ex-Pivot), la quartette dirigée par Kele Okereke a littéralement mis le feu aux poudres du «world-famous Bikini club» – à traduire par «le mondialement célèbre Bikini club» -, selon les mots du chanteur. Un concert qui nous a particulièrement enthousiasmé à la rédaction.

Comme à l’accoutumée, si un concert au Bikini rime souvent avec grosse galère pour s’y déplacer, cela rime aussi avec « salle remplie » et « méchante ambiance ». Une fois de plus donc c’est une salle comble qui a accueilli un des groupes Indie Rock parmi les plus appréciés des années 2000: Bloc Party.

Après un passage obligé par la case « terrasse du Bikini » bien connue pour ses clopes d’avant-concert, c’est donc le trio de rock expérimental australien PVT – aussi connu comme Pivot -, qui assurait la mise en bouche. Public calme, mais chaleureux. Prestation intéressante et assez perchée, plutôt indescriptible. Formé en 1999 à Sidney, le groupe amené par les frères Richard & Laurence Pike, qui a signé avec le prestigieux label britannique Warp Records en 2008, n’est surtout pas à mettre dans la catégorie « débutants ». Leur titre extraterrestre Window extrait de leur album de 2010 Church with no Magic est sans aucun doute le morceau qui fera prendre de l’altitude au public du Bikini avant la grande envolée en Helicopter. En résumé, un échauffement original et vraiment sympathique.

Deux rappels pour 1h30 de concert

Après 30 petites minutes d’attentes patientes, c’est à 21h30 – presque tapantes – que le quatuor londonien entre alors en action. Quatre carrés de couleurs – à l’image des 4 cercles concentriques rouge, bleu, jeune et vert sur la pochette de leur dernier album Four – ornent l’arrière de la scène. Matt Tong, batteur du groupe à l’allure NERD joue pied nu et torse nu. Silence. Les premières notes se  font attendre, et le show peut enfin commencer.

La plupart des radio hits sont mis à l’honneur durant l’heure et demi de perf’ pleine d’énergie: d’abord Mercury, puis Banquet, Octopus, Day Four, One more Chance jusqu’à Helicopter qui aura pour mérite de boucler la boucle ce soir-là. Le groupe par l’intermédiaire de son chanteur et leader Kele Okereke interagit constamment avec le public. Quelques blagues sur Toulouse, you have nothing to loose – le jeu de mot est facile -, un hommage à la réélection d’Obama, et quelques anecdotes. C’est définitivement un bon jour pour le groupe et son public, ce que Kele ne manquera pas de souligner. L’enthousiasme est bien là des deux côtés, et les deux rappels – chose de moins en moins fréquente aujourd’hui -, le confirment. Seul bémol, un petit raté sur les premières 20 secondes de Day Four avec une guitare mal accordée, mais rien de bien important au final tant l’engouement était présente de part et d’autre de la barrière qui sépare la scène de la foule – en délire sur Banquet ou Helicopter, oui, oui.

Résultat: beaucoup de plaisir, un groupe sympathique sur scène, un bon moment d’Indie/Rock, mais que demande le peuple?

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