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TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESFILM / Dark Shadows

Titre : Dark Shadows

Réalisateur : Tim Burton

Date de sortie : Mai 2012

Pays : USA

Le film en un tweet : « Un Depp, dans son sempiternel numéro de clown triste grimé comme une pouffiasse du bois de Boulogne. » @Heutiam

Commentaires. J’aime beaucoup les films de Tim Burton, mais je ne suis pas un mordu absolu de son travail. Pourtant, forcé de reconnaître que ce film joue dans la cour des grands du cinéma mainstream, de 1752 à 1971. Les qualités sont très nombreuses et ne suffisent pas à rendre compte de ce que véhicule Dark Shadows, mais je vais malgré tout les énumérer. Tout d’abord, le choix du casting est véritablement irréprochable. Johnny Depp, Michelle Pfeiifer et Helena Bonham Carter n’ont plus rien à prouver. Celle qui surprend le plus est Eva Green, qui campe le personnage d’Angélique, amante machiavélique de Barnabas. Son personnage, très pertinent et assez nuancé par rapport au cinéma hollywoodien habituel, est interprété à merveille, si bien qu’on a envie de l’assassiner à chacune de ses apparitions. Les deux jeunes sont aussi attachants et leur jeu fait plaisir à voir. Les personnages sont excellents, et je ne m’attarderai pas trop longtemps sur les répliques de Barnabas, dont la moitié pourrait apparaître dans les meilleures répliques de films. Tim Burton a retrouvé sa liberté de création, entravée par son contrat avec Disney dans son adaptation d’Alice aux pays des merveilles. Le soin apporté aux décors, à l’ambiance, à la mise en scène et à de simples détails qui font toute la différence permet de s’immerger totalement dans cet univers fascinant. Le scénario intrigue jusqu’à la fin, et, pour un spectateur qui n’avait pas lu la BD comme moi, réjouit par son inventivité. Le cinéaste américain a bien évolué depuis Beetlejuice, et la technologie avec lui. Pour conclure, mention spéciale à bande originale, qui fait vibrer les plus grands artistes des années 70, de Black Sabbath à T. Rex en passant par David Bowie. Alice Cooper est même de la partie pour l’une des séquences les plus réjouissantes du film. Un cocktail vampiro-metal qui fait mouche, et qui prouve une grande lucidité du réalisateur, qui parvient à jouer d’une époque sans tomber dans le cliché. Certains pestent contre la ressemblance avec Les Visiteurs, mais réduire le film à ce dépaysement du personnage principal suite au changement d’époque fait preuve d’un besoin urgent d’aller chez l’opticien.

Contexte. Après le succès commercial d’Alice aux pays des merveilles mais son échec critique, Tim Burton se lance dans un nouveau projet, sans Disney, qui est apparu comme un fardeau dans l’adaptation du chef-d’œuvre de Lewis Carroll. On prend les mêmes et on recommence, pourrait-on dire. On retrouve les têtes connues du cinéma burtonien, et on attendait vivement du nouveau long-métrage, qui s’annonçait plus fidèle à son univers horrifique et merveilleux.

Séquence dispensable : Pas forcément une scène, mais le comportement de Victoria avec les enfants est, parfois, un peu exagéré.

Séquence indispensable : Beaucoup de scènes du film sont inoubliables. La scène où Barnabas s’intègre à un groupe de jeunes hippies est, cependant, un moment délectable.

Les acteurs qui auraient pu jouer : Difficile d’imaginer d’autres acteurs tant ils s’accordent dans une symphonie allègre. Dans le rôle du mari, on aurait pu penser à Kenneth Branagh ou Michael Fassbender dans le genre blond, charmeur et lâche.

Réplique à retenir : « Tu peux aller te faire trousser la partie la plus charnue de ta sublime anatomie »

Morale : Parlez un langage châtié pour vous faire accepter par votre descendance lointaine.

Pourcentage : 80%

Avis du conseil : L’inventivité n’est pas ce qui manque au senior de notre promotion, et sa personnalité devrait en influencer plus d’un.

Suite logique : Un second volet semble être envisagé lorsque l’on voit la fin du film, mais il ne faudrait pas tomber dans la facilité.

Article rédigé par Olivier Cherfan

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