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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESCONCERT / The Stranglers au Bikini

Groupe : The Stranglers

Lieu : Le Bikini (Ramonville-St-Agne)

Date du concert : 07 avril 2012

Le concert en un tweet. « Je voudrais remettre cette Légion d’Honneur à Mr Jean-Louis Burnel, qui a grandement contribué à la culture française. » #nicolassarkory2012

Commentaires. Groupe culte britannique des années 70-80, The Stranglers font partie de ceux qui continuent toujours à sortir des albums, même trente années après leurs premiers succès. Ils ne surfent pas uniquement sur leur notoriété passée, et ça fait plaisir. D’ailleurs, avec deux sexagénaires et un cinquantenaire, leur vigueur est toujours au rendez-vous, et les membres n’ont pas à rougir devant la jeune génération. On regrette cependant l’absence du batteur, troisième membre fondateur encore présent, hospitalisé et remplacé par son pupille, qui s’en sort remarquablement. Les chauvins auront eu de quoi être satisfaits, vénérant le représentant de la coolitude british à la française, Mr Jean-Louis Burnel, membre fondateur du groupe (on aura tout vu). Pendant environ deux heures, le groupe enchaîne ses titres phares de leurs albums Rattus Norvegicus, Black & White, The Raven, et leur plus grand succès, le titre No More Heroes. L’ambiance reste bonne tout au long du concert, et le public ne cessera pas d’exister une fois le morceau terminé (comme lors d’un récent concert au Zénith de Toulouse…). Des moments épiques enflamment la salle du Bikini, que ce soit dans l’ivresse avec Hanging Around ou dans l’émotion avec la fameuse Golden Brown. Nous gratifiant de deux rappels bien mérités, le Goodbye Toulouse du premier album semble s’imposer. Le second rappel conclue le concert de manière magistrale et épileptique, avec deux pogos harassants sur All Day and All Of The Night, reprise des Kinks, et Tank, toute en énergie et en synthétiseurs, qui ne laisseront personne sur sa faim.

Contexte. Dans le cadre de leur French Tour 2012, après la sortie de leur dernier album Giants paru la même année, The Stranglers a décidé de faire une escale à Toulouse, au Bikini, salle réputée en Europe pour son acoustique, mais aussi pour ses mets délicieux. Nos gastronomes nous avaient concocté une nouvelle galette de dix pièces, qu’ils souhaitaient présenter tout en faisant plaisir aux fans de la première heure. La salle se remplissant peu à peu, la première partie, Mike Marlin, assure agréablement son programme, même  s’il ne parvient pas à nous faire oublier la raison de notre venue. « Nice to meet you », comme dirait J-L.

Sociotype. En majorité des quarantenaires ayant écouté les Buzzcocks, A-Ha ou les Talking Heads durant leur folle jeunesse. Beaucoup de pères ou de mères qui amenaient leur progéniture voir le groupe dont ils étaient fans pour leur faire découvrir la « vraie musique ». Aussi, des intrus, comme des gamines de 12 ans en admiration devant un guitariste chauve et bedonnant de cinquante balais. Funny. Mais mention spéciale au hippie cinquantenaire, barbe et cheveux compris, qui apprécia sereinement une musique énervée. Nous ne rentrerons pas dans l’illégalité en évoquant des substances illicites.

Ce qu’en diront les autres. Pour ceux qui étaient au concert, une extase fatiguée sera ponctuée de : « Ce sont vraiment des rois. » Pour les fans qui n’ont pas pu venir : « Chiens, je vous hais. »

Pourcentage : 75%

Avis du conseil. Sujet d’exposé très intéressant, l’amour et la folie y sont très bien représentés. Mention spéciale pour l’élève soliste, toujours très pertinent.

Suite logique. Ecouter le dernier album Giants et arrêter de penser que le groupe n’a plus sorti d’albums depuis vingt ans.

Ce soir, j’ai regretté… Le manque de variété dans la setlist. En effet, des morceaux rythmiquement et mélodiquement assez semblables se suivaient parfois, et une alternance aurait été la bienvenue. Certes, les Stranglers ne sont pas le sommet de l’originalité et du renouvellement au fil de leurs albums, mais possèdent une palette plus étendue que des arpèges aux claviers et des power chords à la guitare. C’est là qu’on regrette un peu l’absence d’une seconde gratte, qui aurait pu étoffer le son, sachant que le guitariste est ultra-balèze. Mais bon, on ne va pas changer une formation de quarante ans d’âge.


Article rédigé par Olivier Cherfan

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