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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESCONCERT / The Rapture au Bikini

The Rapture au Bikini
@Pierre Peyret

Groupe : The Rapture

Lieu : Le Bikini (Ramonville-St-Agne)

Date du concert : 27 avril 2012

Le concert en un tweet : « Rock, Bisounours et Madison pour tout le monde ! #meltingpot »

Commentaires : Le quatuor new-yorkais est très étonnant à voir sur scène. Leur musique n’étant pas le summum du délire burlesque, on ne s’attend pas à voir une telle décontraction sur scène, et c’est pourtant cela qui interpelle dans un premier temps. Un chanteur habillé comme un habitué des plages perpignanaises, un claviériste qui teste de nouvelles chorégraphies de claquettes tout en jouant du saxophone, voilà ce qui vous attend. Pourtant, The Rapture impose le respect. La salle se remplit très lentement durant l’excellente première partie. Sing Sing My Darling, groupe toulousain livrant un son à la fois rock, soul et funk, chauffe le public de la plus belle manière et montre qu’un invité inattendu peut aussi déchaîner les foules. Une fois la salle comble, les choses sérieuses peuvent commencer. Le groupe enchaîne ses morceaux phares et livre une setlist qui vise à satisfaire tout le monde, de In The Grace of Your Love à House of Jealous Lovers en passant par des morceaux qui font plaisir comme Olio, Echoes et Children. Les musiciens imposent le respect par leur professionnalisme tandis que le chanteur pousse sa voix aussi cristalline que son regard. Tel un artiste torturé, celui-ci nous laisse parfois en compagnie de ses comparses, s’en allant en coulisses ou s’allongeant au fond de la scène, à l’abri des regards. On a presque l’impression d’avoir affaire à un enfant animé de pulsions, qui semblent s’évacuer dans la violence en studio, mais dans la candeur sur scène. Le public met une ambiance de folie tout au long du concert, certains entrent même en transe, comme le jeune aux côtés de Matthias Haghcheno, qui se souviendra longtemps de lui. The Rapture est un groupe hypnotique, que ce soit dans l’agressivité ou dans la grâce. Le moment à retenir sera l’enchaînement d’Olio et de Come Back To Me, qui résume parfaitement l’emprise que peut avoir le groupe sur ses spectateurs.

Contexte : Le parcours de The Rapture est en dents de scie. Entre un deuxième album Echoes fort d’un succès critique et commercial et un troisième au constat plus décevant, In The Grace of Your Love parvient à mettre tout le monde d’accord. Considéré comme leur meilleur album, il permet d’élargir leur public. C’est ainsi que le groupe décida de faire un tour par le Bikini pour la première fois, et pour notre plus grand plaisir.

Sociotype : La tranche d’âge la plus représentée était clairement les 20-30 ans, avec plus des ¾ du public. Cela dit, ça m’a fait plaisir de ne pas voir de gamines écervelées, pré-pubères et groupies comme il y en avait pour The Stranglers. La plupart des personnes présentes semblaient être passionnés de musique, et cela se ressentait dans l’ambiance générale du concert. Il y avait aussi quelques êtres schizophrènes, mais nous ne sommes pas là pour débattre de la santé mentale de certains mélomanes.

Ce qu’en diront les autres : Les amis qui m’accompagnaient étaient très satisfaits du concert, et aucune déception n’a été décelée. L’interprétation de Sail Away semble avoir été le moment du live qui a retenu l’attention de nombreuses personnes, selon les échos que j’en ai eu.

Pourcentages : 77%

Avis du conseil : Humain, touchant et talentueux. M. Jenner, vous êtes un génie de la vie.

Suite logique : Aller dire aux copains artistes qu’agir de manière détestable et arrogante sur scène n’est pas une fatalité, et que parfois, la fermer a du bon.

Ce soir, j’ai regretté… Le set qui a duré à peine 1h15. Même les Arctic Monkeys font plus long, c’est dire ! La qualité du concert n’en a pas pâti, heureusement, car ils ont joué tous les morceaux attendus (un ou deux morceaux du tout premier album Mirror n’aurait pas été de refus, cependant). How Deep Is Your Love ? conclut merveilleusement le concert, mais on en redemande quand même. Le second point négatif était, selon moi, l’absence de véritable basse sur quatre des cinq derniers morceaux. Le son manquait ainsi d’un peu de profondeur, et le cœur ne vibrait pas assez.


Article rédigé par Olivier Cherfan

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