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TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESALBUM / Favourite Worst Nightmare

Titre : Favourite Worst Nightmare

Groupe : Arctic Monkeys

Année de sortie : 2007

Pays : Royaume-Uni

L’album en un tweet : «Kikoo c’est “Brianstorm” et pas “Brainstorm” !!! #ArcticMonkeys #FavouriteWorstNightmare #LesGens »

Commentaires : Ce n’est que mon avis, mais l’album “Favourite Worst Nightmare” est pour moi un ovni musical dans la discographie du groupe. Pourquoi ? Tout simplement car les titres n’ont rien à voir les uns avec les autres, dans le style ou l’ambiance qu’ils dégagent, et pourtant l’album est d’une cohérence indéniable. Je demande pour preuve le titre d’ouverture, et qui plus est premier single, “Brianstorm”. Un choix osé certes, mais ce morceau puissant et à la limite de l’hypnotique a su conquérir tous les adorateurs. Mais en même tant, quoi de mieux que de faire du rentre dedans pour confirmer son existence? On devine clairement dès ce premier morceau que les Monkeys n’ont pas accouché d’une oeuvre similaire à leur première production, loin de là. Les pistes sont en général courtes et incisives, on retouve toujours cette dynamique des débuts mais dans un registre différent comme en témoigne “D is For Dangerous” ou encore “Teddy Picker”. En milieu d’album, la ballade libertine “Fluorescent Adolescent” et la trop décriée “Only One Who Know” font guise de respiration avant les choses sérieuses (avec une voie de crooner jamais vue jusque ici). En effet, car “This House Is A Circus”, “Old Yellow Brick” ou encore “If You Were There Beware” nous transportent dans un monde encore jamais exploré chez les Monkeys. Certes, on reconnaît l’accent à couper au couteau, ainsi que le chant bavard d’Alex Turner, mais l’ambiance est amère, un peu noire voire même psychédélique. Ces pistes trouvent bien leur place en deuxième partie d’album, surtout quand on connaît ce qu’elles amorcent dans “Humbug”. “505” clôture le disque de la plus belle des manières par son écho mélancolique. Bref, en un temps record, le groupe a su prendre intelligemment un tournant musical délicat. Alors qu’ils auraient pu se satisfaire de ne rien faire, ils ont fait gage d’une maturité et d’un talent certains. On sent déjà à cette époque que la marche de progression est importante, malgré un tel niveau déjà atteint. Visiblement, ceux qui ont partagé cette pensée n’ont pas eu tort…

Contexte. Apres avoir sorti leur premier album en 2006, les Arctic Monkeys se devaient de confirmer toutes les éloges accumulées jusqu’ici. On aurait cependant pu croire qu’ils attendraient que le succès commercial de WPSIATWIN s’estompe, au même titre que leur médiatisation excessive, mais il n’en fut rien. Il faut dire que la tête pensante Alex Turner n’est pas du genre à attendre que son compte en banque soit dans le rouge pour commencer à écrire de nouvelles choses.  C’est donc un an après leur premier colis, et juste après l’EP « Who the fuck are Arctic Monkeys » et le single “Leave Before The Lights Come On” que le combo de Sheffield s’engage dans l’exercice du deuxième album. Dans la foulée les Anglais perdront  leur bassiste Andy Nicholson, ne supportant pas visiblement le rythme trop intensif des tournées (il doit s’en mordre les doigts maintenant)  pour se voir remplacer par Nick O’Malley. Favourite Worst Nightmare sera aussi le point de départ de la collaboration entre les Arctic Monkeys et le producteur James Ford (Simian Mobile Disco). Ce dernier réalisera par la suite deux titres de l’album “Humbug”, et l’intégralité de “Suck It & See”. Turner s’offrira même ses services pour ses échappées en solo (“The Age Of The Understatement”/“Submarine”)

Instant dispensable : L’intro aggressive de “The Bad Thing”. La version démo prouve d’ailleurs qu’il y avait peut-être mieux à faire.

Instant indispensable : “He’s nearing the brink but he thinks first. The parallel universe perhaps could be the perfect scene.”    Mais si,  ce passage crescendo de “D is For Dangerous” qui se termine en apothéose avec les deux voix mêlées de Matt et Alex scandant le titre de l’album : “Favourite Worst Nightmare”.

Rider :

– Lieu : A la sortie du cinéma – où vous étiez entré pour vous changer les idées – vous longez la Tamise afin de rejoindre ce parc, où vous avez pour habitude d’errer.

– Météo : Quand vous preniez votre ticket, le ciel avait viré au gris et le crépuscule se faisait sentir. Maintenant, la nuit noire fait foi et les éclairages publics illuminent leur petit périmètre habituel.

– Mood : Malgré la mélancolie ambiante et votre tête préoccupée, vous êtes déterminés.

– Boisson : La première qui s’offrira à vous, mais pas de sodas.

Ce qu’en diront les autres : Qu’importe ce que disent les autres quand la totalité des chansons de l’album s’imiscent dans le 200 britannique pendant plusieurs semaines.

Pourcentages : 95%

Avis du conseil : Certains se seraient délectés de vous affubler de l’adage « il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », mais il n’en est rien. Le pari de donner naissance aussi rapidement au successeur de l’estimé WPSITWIN était certes osé mais   réussi. Puis comme dirait ce bon vieux Crébillon : « Le succès fut toujours un enfant de l’audace ».

Suite logique : Se plonger à nouveau sur la route de briques jaunes en compagnie de Dorothée et de ses amis, grâce à l’ouvrage de L. Frank Baum.


Article rédigé par jordanm

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Un commentaire

  1. Excellent.

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