TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESJ’irai jouer chez les geeks

Mario, Pokémon, les Sims. Voilà à quoi se résume mon expérience des jeux vidéos. J’ai beau avoir vu évoluer Mario sur un kart depuis la Nitendo 64 jusqu’à la Wii, avoir tué quelques zombies de Resident Evil sur la Playstation et terminé mon Pokémon version or, le vrai monde des jeux vidéos reste un mystère pour moi. Grande aventurière devant l’éternel, j’ai donc tenté de m’initier au MMORPG pour enfin comprendre : Qu’est-ce qui les retient devant leur écran ?

Mis à part WoW (World of Warcraft pour ceux qui vivent hors du monde), ma connaissance des divers MMORPG disponibles frôlait le néant. Ah si. En bonne fillette je suis au courant de l’existence d’Hello Kitty Online. Pas persuadée d’y croiser beaucoup d’archétypes du geek/no-life, je me laisse donc tenter par Dofus sur les conseils d’un confrère. Dofus est gratuit et réunit d’après le site, plus de 25 millions de joueurs. Bonne surprise, à première vue l’univers du jeu pourrait me correspondre. Des graphismes un peu « manga », des couleurs et des créatures mignonnes, on semble loin des trolls et des vallées moyenâgeuses de WoW. La collégienne en moi y trouve son compte.

L’installation est facile, rapide, tout est expliqué en images. Il est impossible de s’y perdre. Enthousiasmée, ou du moins pas rebutée par ma première approche, me voilà donc à devoir créer mon personnage. Je tâtonne un peu, mais cela reste amusant, c’est comme créer un Sim finalement. Le choix est vaste et les personnages féminins sont bien représentés quoiqu’un peu clichés : de belles créatures étranges et peu vêtues. Je choisis une créature au nom mystérieux armée d’un arc et me lance dans l’aventure. Avant de me retrouver propulsée dans le monde de Dofus, il me faut « choisir un serveur ». Chacun à son histoire, toutes font mention de monstres divers et gnomes peu attirants jusqu’à ce qu’enfin je tombe sur un serveur dont l’histoire tourne autour d’une princesse. Immature avant tout je sélectionne celui-ci et me retrouve sur une île flottant dans les cieux.

Toujours pas perdue mais pas encore mordue, j’apprends à me déplacer dans le jeu et à me servir de l’interface remplie d’innombrables icônes grâce au sacro-saint didacticiel. L’aventure commence enfin. Première déception: je suis seule au monde. (Oui vous aussi vous avez Corneille dans la tête maintenant. De rien.) Je me tourne donc vers les quelques personnages non joueurs qui errent et commence mes premières missions. Toutes n’ont qu’un seul but, me faire courir partout à la recherche d’informations destinées à me faire découvrir l’histoire du jeu. Deuxième déception : Ça ne m’intéresse pas. Des noms compliqués, une histoire très attendue et sans aucune originalité : les Dofus sont des œufs de dragons pourvus de pouvoirs extraordinaires, à nous des les retrouver pour acquérir ces pouvoirs. Mouais. Je préfère encore aider un plombier à sauver une princesse.

Malgré tout, le journaliste d’investigation doit savoir prendre des risques et ne pas abandonner. Me voilà donc alchimiste après des heures à courir dans la plaine pour me présenter à tous les personnages. Entre temps j’ai également appris à me battre, sur le mode classique du tour par tour.  Tirer à l’arc à bout, ou flèche, portant(e) sur son ennemi? Sur Dofus tout est possible. Et c’est assez drôle bien que moins apaisant que de tirer sur un zombie. 5 niveaux plus tard le constat est cependant toujours aussi peu enthousiaste. J’ai beau parcourir mon île dans tous les sens, en plus de l’ennui que cela procure, impossible de trouver les plantes nécessaires pour enfin fabriquer une potion. Cela dit ce n’est pas vraiment un problème puisque je suis dans l’incapacité totale d’attaquer quoi que ce soit. En effet, pour augmenter mon niveau je peux me battre. Contre des hordes de jolies fleurs ou des troupeaux de bébés moutons qui m’ont arraché un « Awww » attendri avant que je ne comprenne leur utilité. Hors de question pour moi- qui n’ai pas tué de Sims volontairement depuis des années- de m’attaquer à des êtres aussi inoffensifs. J’ai fini par croiser quelques joueurs, trop occupés à courir le monde après les Dofus comme des chevaux sauvages pour prendre le temps de discuter.

Comment peut-on me demander de tuer une chose si mignonne ?

Coincée par des missions sans intérêt et mon incapacité à tirer mes flêches sur des moutons mignons, je coupe le jeu et décide de m’y remettre plus assidument à l’occasion. Or l’occasion ne se présentera pas : mon proxy ou mon pare-feu m’empêchent désormais de me connecter au serveur. La manipulation n’a pas l’air compliquée mais je préfère retourner à mon premier amour, la GameBoy. A part un manque de piles, rien n’empêchera jamais Mario de courir et, vous l’aurez compris, les princesses me motivent plus que les oeufs de dragon.

Article rédigé par Victoria Bach

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