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TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESALBUM / PJ Harvey « Let England Shake »

Titre : Let England Shake

Groupe : PJ Harvey

Année de sortie : février 2011

Pays : Royaume-Uni

L’album en un tweet : « War, crisis, debt and apathy @DavidCameron&co. ».

Commentaires. Une inspiration musicale toujours aussi surprenante, la première écoute de ce nouvel album Let England Shake ne laissera pas indifférent. Comme à chaque fois PJ Harvey puise une énergie et des sonorités qui font de chacun de ses disques une entité musicale à part entière. Si l’écriture peut ici paraître critique, elle opère tout de même par détachement ce qui donne un caractère impressioniste à l’ensemble des 12 titres qui forment l’album. A l’image d’une vieille toile du British museum, elle dépeint musicalement une société britannique rurale indifférente face à la guerre, à la mort, au déclin de ses valeurs, pleine de cynisme. Une noirceur dans l’écriture et dans les arrangements donc, mais une certaine douceur suggérée par cette voix qui vole au-dessus de mélodies tout aussi mystiques les unes que les autres. Avec The Glorious Land ou The Words that Maketh Murder, implicitement Polly Harvey suggère le traumatisme de la guerre en Afghanistan et condamne à sa façon l’engagement britannique dans le pays.

Contexte. Après 2 années d’absence sur la scène alternative, PJ Harvey revient en force avec ce nouvel opus au titre rempli de sens. Précédemment, son album A woman A man Walked by – en collaboration avec John Parish – avait reçu un accueil mitigé à sa sortie en 2009. Courant 2011, Let England Shake acclamé par la critique est récompensé par le prestigieux Mercury Music Prize qui consacre l’album 10 après Stories from the city, Stories from the Sea. Sur un air de crise et de doute au sein de la société britannique, la reine de l’alternative made in UK puise dans des thèmes tout aussi variés que la nostalgie, l’accablement , la guerre, le cynisme face au silence d’une Angleterre rurale indifférente.

Instant dispensable : Les 30 premières secondes d’«England» et ses vocalises.

Instant indispensable : « The Glorious Land », et ses trompettes de guerre, pour son aspect critique, et une mélodie envoûtante.

Rider :

– Lieu : à la fenêtre d’un villa de la banlieue de Londres, Liverpool, ou Newcastle.

– Météo : temps instable oscillant entre bruine et rares éclaircies.

– Mood : pensif.

– Boisson : une tasse de thé.

Ce qu’en diront les autres : « Bon disque, on est dans la cohérence rock là avec PJ, dans un genre totalement pour moi post-alternative ; et tant qu’on fait pas dans la pop guimauve moi je dis j’aime. C’est profond, c’est bien fait et dans le détachement avec une voix des plus captivantes, je pense que si on était une fille on voudrait tous être cette grande dame du rock » Philippe Manoeuvre rédacteur en chef de Rock&Folk.

Pourcentages : 89%

Avis du conseil : Mention très bien en sciences humaines.

Suite logique : Réécouter Stories from the City, Stories from the Sea.

Article rédigé par Florian Bardou

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