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TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESCONCERT / The Horrors à La Dynamo

©Lilou Boukhebelt

Groupe : The Horrors
Lieu : La Dynamo (Toulouse)
Date du concert : 5 décembre 2011

Le concert en un tweet : « @thehorrors ont mis La Dynamo en apesanteur. »

Commentaires :
C’était à mes yeux le concert de l’année à Toulouse : trois albums, trois perles décriées par la critique, avec en sus une explosion populaire bien méritée depuis la sortie de Skying. On espère juste que ça ne les rendra pas plus beaux à long terme. Ne restait qu’à transformer l’horrible essai en live, ce que j’avais pu partiellement confirmé à Rock En Seine cette année alors qu’ils sévissaient sur la scène Pression Live, sur les hauteurs du festival. Il ne fallait pas moins aux Horrors qu’une vue imprenable sur l’ensemble de la foule, pour faire contempler à cette dernière l’immensité des mélodies, l’étendue des voix perdues, des guitares atmosphériques, toutes héritées du meilleur de My Bloody Valentine, de Joy Division. Un des tous meilleurs shows du festival, tout simplement. Alors, comment allaient-ils s’en sortir dans une salle aussi intimiste que La Dynamo, ou public et artistes sont à deux doigts de se mélanger ? Petit détail qui a son importance : ils sont cinq à se serrer les coudes sur scène, notamment un claviériste renfermé dans un bunker de touches noires et blanches et d’effets en tout genre. Et pourtant. Rhys Webb continuera son inquiétante danse de pantin désarticulé (sans le mauvais goût de sa foutue chemise à fleurs de RES). Joshua Heyward aura bel et bien fracassé sa Gretsch sur Moving Further Away. Et bien sûr, Faris Badwan aura continué à enchanter de sa voix gargantuesque, à hypnotiser la foule par sa grande silhouette cadavérique, tout en contrastant et en rameutant la foule par de grands gestes des bras lorsque les rythmes de Who Can Say et I Can See Through You le permettent. Vous l’aurez compris : si vous adorez les Horrors, il s’agissait très certainement du concert parfait.

Contexte :
Toujours sur la tournée de promotion pour Skying, les Horrors continuent leur irrésistible ascension. Des boueuses contrées de Rock En Seine à l’une des plus petites salles de Toulouse, il y a très certainement un gouffre qu’ils ont franchi avec les immenses cannes noires qui leur servent de jambes. Sans aller jusqu’à dire qu’ils n’ont plus rien à prouver, le quintet a démontré une maîtrise sur scène quasi-exemplaire. Amateurs d’immobilisme et de tsunamis post-punk, ce groupe est à voir.

Sociotype
 : La Dynamo était pleine à craquer, et ayant été tout devant, j’ai pas trop regardé derrière moi. Deux bonnes raisons à ça : j’avais autre chose à foutre, et intrinsèquement, on s’en branle un peu.

Ce qu’en diront les autres : J’ose espérer qu’ils utiliseront les mêmes superlatifs que les miens. Car comme je le redisais plus haut, aimer les Horrors est sans demi-mesure. Là, à moins que vous ayez été contraint et forcé de venir, je ne vois pas beaucoup de raisons en la faveur d’une quelconque déception.

Avis du conseil : « When you wake up, when you wake up, you fill fiiiiind meeeeeeeeee.« 

Suite logique : Un concert comme ça avec le son du Bikini, je fais une syncope.

Ce soir, j’ai regretté… quelques oublis du trop sous-estimé premier album. Me faire éventrer une dernière fois par Jack the Ripper, ç’aurait très certainement été la mort la plus horrible et la plus belle que j’eus connue…

Pourcentages : 80%

Article rédigé par Matthias Haghcheno

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2 commentaires

  1. Haha, content d’avoir été le témoin du mauvais goût « chemise à fleur » ^^

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