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TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESCONCERT / Festival Les Inrocks Black XS

Les 7 et 8 novembre derniers se tenait au Bikini les ultimes dates du festival des Inrocks. Pour l’occasion, l’équipe d’Aparté s’est rendue en masse voir ce qu’il en était de cette programmation incorruptible. Retour sur deux soirées fortes en émotions pour un article à 6 mains.


JOUR 1

Le concert en un tweet: Retour sur la nuit 1 du Festival des #Inrocks BlackXS à Toulouse. #LAFEMME #Cults #LauraMarling et #JamesBlake enivrent @le_bikini

Contexte : Depuis 1987, les Inrockuptibles- qu’on ne présente plus- orchestrent chaque automne un festival ambulant entre les grandes villes françaises. De Paris à Marseille, en passant par Lille, Caen, Nantes, Lyon, avec Toulouse en bout de course. Y est présentée une cuvée bigarrée de talents musicaux. Loin des cannons des ondes radio, les groupes et artistes se produisant baignent souvent dans l’océan disparate de l’indie pop, du rock alternatif, de l’électro ou de la folk.

Sociotype : Des plus très vingtenaires et des trentenaires en supériorité numérique. C’est lundi et les potaches sont au lit, de gré – car beaucoup trop ensuqués par les Nuits Sonores de la semaine passée – ou de force- car l’autorité parentale est toute puissante.

Commentaire : Lundi 7 novembre, 20H30 : La Femme entre en scène. On se souvient à Aparté de la prestation d’avril dernier à la Dynamo, lors des Scènes Alternatives. Huit mois plus tard, le groupe a perdu en énergie et turbulence ce qu’il a gagné en fatigue : bien qu’imparables; leurs riffs semblent être joués par des jeunes gens très très fatigués. La salle, plutôt clairsemée pour une programmation aussi alléchante, réagit plutôt bien. Mais la machine des inrocks est rodée, et ne laisse pas de place aux rappels, quels qu’ils soient.

On enchaîne après une courte transition – faite ô joie de diffusion d’images sur un écran plat labellisé les Inrocks – sur Cults. Dans la salle, les avis divergent : les incultes (je ne pouvais pas ne pas la faire) apprécient le live du groupe, tandis que les fans semblent déçus par leur prestation, moins touchante que sur CD. Puis c’est à Laura Marling de prendre la suite, et de nous amener quelque part entre champs de blés et grandes forêts (sans commentaires Marc je fatiguais et en plus j’étais au bar à ce moment là).

Enfin, la folie, la magie, la passion : James Blake de son nom. Pour les fans, un moment parfait, pour les autres tout dépend. Comme toujours dans ce genre de soirée les avis divergent, aucun ne sort parfaitement satisfait surtout devant un panel aussi vaste de genres et de talents.

Ce qu’en a pensé la blonde devant moi pendant le concert: « C’est trop naze, moi aussi je peux chanter comme ça avec des effets sur ma voix » quant à James Blake.

Avis du conseil : L’élève Blake a dépassé le maitre

Suite logique : Une clope et une assistance psychologique : on ne se relève pas immédiatement du cataclysme de sensation qu’est James Blake.

Ce soir j’ai regretté : le son crachotant de Cults et encore et surtout la blonde devant moi pendant le concert.

Pourcentage : 87,76 et le pactole de bons points pour James ♥<3

Marc Bonomelli & Marion Champrigaud


JOUR 2

Groupes : Dunst! ; Morning Parade ; Miles Kane  ;Friendly Fires
Lieu : Le Bikini
Date du concert : 8 novembre 2011

Le concert en un tweet : « Veuillez donner un lexomil à @ed_mcfarlane, le pauvre. »

Contexte : Le fameux hebdomadaire les inRocKs (je l’écris comme ça pour être fidèle à leur nouvelle charte graphique, pas par kikoololisme) a décidé depuis quelques temps d’organiser tout simplement un festival hexagonal avec les artistes qu’ils ont aimé. C’est donc tout naturellement que notre cher Bikini s’est retrouvé sur leur fiche de route, emmenant avec eux d’autres groupes très cools que Marc vous présente ci-dessus. Personnellement j’aurais aimé que SebastiAn fracasse pour la deuxième fois la fameuse salle toulousaine, mais on ne peut pas tout avoir.

Sociotype : J’ai été étonné de voir des personnes assez âgées. Étaient-elles là pour la musique, ou pour accompagner les groupiasses de 15 ans venues faire des fellations oculaires aux musiciens ? Allez savoir.

Commentaires : Mes comparses et moi-même avions décidé de marquer d’une empreinte indélébile cette soirée. D’y apposer notre marque de fabrique en quelque sorte. Bref, on arrive à la bourre, à la fin du set de Dunst!. Heureusement pour moi je les ai déjà vus deux fois. Deux fois qui m’ont permis de juger de leur excellente teneur sur scène, avec une grosse caisse qui retourne les tympans et cette agréable sensation qu’ils jouent à domicile. Dommage que leur album n’en soit pas de même, trop dispersé, trop confus, comme s’il voulait prouver son éclectisme. Restez natures les mecs, c’est là que vous êtes très bons. À peine le temps d’aller chercher les bières que Morning Parade fait son entrée : voilà le groupe le plus terre-à-terre du set, hélas le plus dispensable aussi. Des morceaux indie sympas, qui font très souvent mouche sans pour autant marquer outre mesure. Leurs chemises bien repassées et leurs jeans coupe droite auront eu raison d’eux.

Partagé entre le dégoût d’avoir loupé Dunst! et le manque de saveur de Morning Parade, je me rappelle cependant que mon héros n’est pas encore monté sur scène. Autant être honnête, c’est pour lui que je suis venu : après avoir enthousiasmé le public parisien à Rock En Seine, Miles Kane arrive avec son slim blanc, son col roulé rouge et sa grande gueule. On ne demande que ça. Et on a été servi : le Liverpuldien était encore plus déchaîné, déroulait ses tubes en forme de (bonnes) faces-Beatles avec le même entrain. Ce mec est toujours aussi content de jouer, et ça fait plaisir à voir. Le temps de nous balancer un inédit de son prochain album (Woman’s Touch), et de placer quelques vannes bien senties, il finit par laisser la place à ses camarades Friendly Fires, dont le set survolté aura eu le mérite de faire remuer du popotin. J’étais pas spécialement chaud à l’idée de les voir, ne connaissant pas, et puis après tout on a passé un bon moment, en compagnie d’un chanteur à bout de souffle à force d’aller brailler au milieu du public et de danser comme un diable en rut. Un peu too much peut-être, mais sur le coup, on s’en foutait un peu.

Ce qu’en diront les autres : Ils parleront d’une très bonne soirée comme on aimerait en voir plus souvent à Toulouse. Pour les amateurs de pop et d’indie bien sûr. On remercie donc tous en chœur le magazine parisien, en espérant les revoir l’année prochaine.

Avis du conseil : Miles Kane, intello de la classe.

Suite logique : On attend toujours plus d’artistes qui font l’actu de la scène alternative, l’an prochain donc, à moins qu’une météorite ne nous ait frappé d’ici là.

Ce soir, j’ai regretté… de ne pas être allé dire à Miles Kane « Nice gig ! », alors qu’il se tenait modestement dans la foule pendant Friendly Fires, accompagné de son batteur prépubère. En plus, il avait l’air assez ouvert, un groupe de gamins l’ayant assailli sous mes yeux avant d’accepter volontiers qu’ils prennent des photos. J’ai encore à apprendre dans le métier, moi…

Pourcentages : 70%

Matthias Haghcheno

c) Solène Redondo/Gabriel Loridon/Noisepresso

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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