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TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESTragicomehdi

Highlight, ou la rubrique chargée de mettre en lumière des artistes qui nous tiennent à coeur. Pour une première, il s’agit de mettre en lumière un homme qui s’est éteint.

 

DJ Mehdi

1977 – 2011

(c) Because Music – 2009

 

Vous n’aurez sûrement pas échappé à l’annonce de la mort de DJ Mehdi – de son vrai nom Mehdi Faveris Essadi – qui a succombé des suites d’un accident survenu lundi soir à son domicile parisien. L’homme faisait partie de ceux dont la vie semble être une fête permanente, ambiance propre au milieu électronique.

Le DJ producteur a connu un parcours atypique : on peut même parler de double carrière. Né en 1977 à Gennevilliers, il s’est d’abord fait connaître dans le milieu du rap français. Il débute dans les années 90, et fonde avec Kery James et Teddy Corona le plus jeune groupe de rap français à l’âge de 12 ans. Il poursuit sa carrière en tant que membre du groupe de rap Different Treep dès 1996, puis comme membre d’Ideal J et rejoint notamment le collectif Mafia K’1 Fry comme producteur. Il signera certains des rappeurs du dit collectif sur son propre label, Espionnage, fondé en 1997. DJ Mehdi collabore alors avec les plus grands noms du rap français, et obtient même deux victoires de la musique en mars 2000 pour son travail sur l’album « Princes de la Ville » du 113. En 2002, il sort son premier album « (The Story Of) Espion ».

A partir des années 2000, il opère un tournant dans sa carrière artistique. Influencé par tous les types de musiques, il  s’intéresse autant à la dance qu’au rap, et commence notamment à fréquenter les deux membres du groupe Cassius. Il signe en 2006 sur Ed Banger Records, le label de son ami Pedro Winter. Son deuxième album, (l’excellent) « Lucky Boy », sort la même année. Considéré comme une pointure de la French Touch, DJ Mehdi faisait notamment partie du collectif Club 75 mais aussi du duo Carte Blanche – qu’il co-fonde avec le britannique Riton en 2009 . Ce dernier projet était d’ailleurs l’un des derniers succès en date du label, savant mélange de house, de hip-hop, et de bonne humeur. Cette année encore, il a produit et arrangé avec son compère Busy P la compilation célébrant les huit ans du label « Let The Children Techno ». Il ne sera pas là pour les 9 ans.

Depuis l’annonce de son décès, nous avons pu assister à une succession d’hommages, ainsi qu’à une vive émotion sur la toile. De DJ Premier à Katy Perry en passant par Frédéric Mitterand, nombreuses furent (et sont toujours) les réactions.

Il laisse derrière lui sa famille, dont sa femme – la grapheuse toulousaine Fafi – et leur fils, ses proches, et des milliers de fans.

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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